Languedoc-Roussillon
BTP
Les autorisations de logements reculent de 13 % en L.-R.
La dernière note conjoncturelle de la cellule économique du BTP L-R, publiée ce 27 janvier, fait état de près de 20 000 autorisations de logements en L.-R., en recul de 13 % en 2014 par rapport à 2013 (de janvier à décembre). Le niveau des mises en chantier enregistre lui aussi une baisse de 9,1% (15 252 logements).
Sur l’ensemble des départements de la région, les autorisations de logements chutent. Si l’Hérault semble moins impacté (- 6,9 %), ce n’est pas le cas du Gard (- 11,5 %), des P.-O. (- 12,5 %), et encore moins de la Lozère et de l’Aude qui atteignent des records avec respectivement des baisses de - 28,6 % et - 33 %.
Retour des mises en chantier dans l’Aude
Du côté des mises en chantiers, seule l’Aude tire son épingle du jeu avec une hausse de 10,2 % grâce aux logements collectifs (105,2 %). La Lozère est plombée par une baisse de 44,9 % des mises en chantiers, suivi des P.-O. (- 31,2 %), le Gard (- 7,1 %) et l’Hérault (- 3,5 %). Selon la cellule économique régionale du BTP, le nombre de logements autorisés et les mises en chantiers ont été divisées par deux suite à la crise. En janvier 2008, en L.-R., les autorisations frisaient les 7 000 logements et les mises en chantier atteignaient 4 500 logements.
Concurrence étrangère et dumping social
En plus d’un marché en net recul, les entreprises du bâtiment en particulier, celles implantées dans les P.-O., zone frontalière, sont confrontées à la concurrence étrangère et au dumping social. Les appels d’offres désormais européens permettent à des entreprises étrangères de concourir et de remporter les marchés. C’est le cas par exemple de la caserne des pompiers de Perpignan sud (9,3 M€, livraison automne 2015), actuellement réalisée par une entreprise espagnole (gros œuvre). Celle-ci a subit récemment un contrôle inopiné des services de la Dirrecte et de la Police aux frontières révélant plusieurs infractions au code du travail (absence de titre légal de travail, salaire inférieur au Smic) suscitant le mécontentement des entreprises et des syndicats professionnels locaux.










