Les AOC du Languedoc poursuivent leur valorisation
Le conseil interprofessionnel des vins AOC (appellation d'origine contrôlée) du Languedoc présente le 13 février à Montpellier les résultats de sa politique menée en faveur de la valorisation de ses vins depuis plusieurs années. En 2017, sur le marché grande distribution France, les AOC du Languedoc enregistrent une progression de 36,5 M€, portant à 169,9 M€ le CA 2017 (133,4 M€ en 2013). « Cette augmentation du CA était nécessaire pour pérenniser les producteurs et le négoce, estime Xavier de Volontat. 7,5 M de bouteilles AOC du Languedoc ont été vendues au dessus de cinq €, soit le double en cinq ans. On gagne de nouveaux consommateurs, jeunes et occasionnels. Les consommateurs réguliers continuent de baisser mais ces derniers consomment plutôt des vins à bas prix. » La présence des vins AOC du Languedoc reste à travailler dans le secteur de la restauration.
Aujourd’hui, un restaurateur sur deux en possède dans sa carte des vins, contre près de 95 % pour Bordeaux. le marché export concerne 35 % des 1,3 M hl produits en AOC du Languedoc pour un CA de 207,3 M€ de CA. La Chine (47,3 M€ de CA) et les Etats-Unis (42,9 M€ de CA) sont en tête, suivis du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la Belgique. Le marché allemand, en baisse en 2017 de 4 %, « est en léger mieux suite aux actions mises en place en faveur d’un repositionnement du prix », indique Christophe Jammes, responsable économie au CIVL.
En 10 ans, les prix du vrac des AOC du Languedoc ont quasiment doublé. L’appellation Languedoc rouge est passée ainsi de 76 à 138 €/hl, le Languedoc rosé de 80 à 134 €/hl, St Chinian en rouge passe de 76 à 142 €/hl, Corbières rouge de 76 à 129 €/hl… « Nous rejoignons le groupe des grandes AOC françaises, estime Xavier de Volontat, président du CIVL. Toutefois, le seuil où le vignoble gagne de l’argent n’est pas encore atteint. » La barre symbolique des 150 €/hl est visée. « En dessous nous aurons du mal à installer de jeunes vignerons, estime Jérôme Villaret, délégué général du CIVL. « Mais il faut continuer à progresser chaque année », insiste Xavier de Volontat, président du CIVL.










