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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 10/06/2009

Les anti-Frêche redonnent de la voix

Jean-Louis Roumégas (Les Verts), Christine Lazerges (PS), François Liberti (PC) et René Revol (Parti de gauche) ont relancé hier soir, au club de la presse de Montpellier, leur front anti-Frêche, au lendemain des élections européennes. Pour le Vert Jean-Louis Roumégas, celles-ci ont « bouleversé le paysage politique régional. Nous sommes devant un séisme, plus encore dans la région et à Montpellier qu’au niveau national : le PS est derrière Europe Écologie, en région, dans l’Hérault, et à Montpellier. » Les contestataires ont renouvelé leur dénonciation du « clientélisme », des « rapports de pression et d’asservissement des hommes » auxquels se livre, selon eux, Georges Frêche, en appellant de nouveau à un « renouvellement des générations ».

Jean-Louis Roumégas a balayé d’un revers de main les appels au rassemblement lancés par le président de la Région au lendemain des élections européennes : « Entendre des gens dire au nom du PS dont ils sont exclus dire qu’ils vont se poser en rassembleur, ça fait sourire. Si la question du rassemblement se pose, et elle se posera, doit se poser dans le respect, dans une autre façon de dialoguer. » Il n’a pas exclu, le cas échéant, un rassemblement au second tour

Pour Christine Lazerges, « Il ne s’agit pas de se faire dans des coups, de lancer un jour « le Modem, le Modem, le Modem ! », puis « les Verts, les Verts, les Verts ! ». Selon l’ancienne vice-président de l’Assemblée nationale, « le président de Région nous dit qu’il va faire l’union de la gauche. Ce qu’il a fait jusqu’à présent, c’est la désunion de la gauche ».

Pas de nouveaux soutiens publics

En dehors du conseiller général PS Michel Guibal, qui s’était présenté, sans succès, face au premier secrétaire fédéral de l’Hérault, Robert Navarro, les quatre n’ont pas reçu le renfort public de nouveaux soutiens. Selon Christine Lazerges, leur vision serait néanmoins partagée par « le président du conseil général de l’Hérault, celui de l’Aude, d’autres élus, les secrétaires fédéraux d’autres départements, et un reponsable politique proche de la place du Nombre d’or ». Pour l’ancien maire de Sète, François Liberti, il est « totalement exclu que les communistes s’engagent dans une liste aux régionales si Georges Frêche la conduit. Quand nous travaillerons à l’élaboration de nos choix, nos instances prendront une décision. Mais je connais le sentiment qui se dégagera ». Selon Christine Lazerges, il est « hors de question que Georges Frêche, exclu du parti, soit adoubé comme tête de liste » par la direction nationale du parti.

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