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Haute-Garonne
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Tourisme - Loisirs
| 11/12/2015

Les ambitions internationales de La Cité de l’Espace

Verra-t-on un jour une Cité de l’Espace s’ériger sur un autre continent ? Jean-Baptiste Desbois, directeur de l’équipement toulousain depuis 2011, y travaille. « La Cité de l’Espace est aujourd’hui un établissement de niveau français avec un rayonnement européen. Il faut arriver à en faire un équipement européen de niveau international. Ce moment de bascule est venu : jamais les sollicitations internationales n’ont été aussi nombreuses que ces derniers mois. » Et d’ajouter : « Nous avons par exemple été sollicités pour aider des sites à se relooker, pour créer des festivals ou des événements-anniversaires. D’autres nous demandent de les conseiller pour retravailler le contenu d’un espace dédié au spatial au sein d’un musée. Nous pourrions également être amenés à assister la construction d’autres Cités de l’Espace à travers le monde. »
Inaugurée il y a 18 ans dans la capitale européenne du spatial, la Cité de l’Espace est, avec 300 000 visiteurs par an (plus de 5 millions depuis son ouverture), « l’équipement le plus important en Europe à parler d’espace et d’astronomie au grand public. » Il emploie 115 salariés ETP (budget annuel : 12,3 M€) et est géré par une société d’économie mixte dont la Ville de Toulouse est actionnaire à 56 %. Plus de 48 M€ ont été investis depuis 1997 dans sa construction et ses évolutions.

Plusieurs explications aux ambitions que la Cité de l’Espace affiche aujourd’hui à l’international : « Diffuser cette culture scientifique encore plus largement, générer de nouvelles recettes financières pour continuer de se développer, accroître le visitorat étranger (15 % en moyenne l’année et entre 22 et 24 % l’été et les grands week-ends de printemps), en sachant que ces actions ont des retombées économiques en hôtellerie, restauration, etc. pour le territoire et qu’elles participent au rayonnement international de Toulouse et de la filière spatiale », estime Jean-Baptiste Desbois.
Parmi les leviers d’action identifiés : « Accueillir davantage de délégations étrangères », « se faire connaître de la presse étrangère » ou « développer la location d’expositions itinérantes à l’échelle européenne voire au-delà, comme cela se fait depuis très longtemps en France. » L’exposition « L’eau d’en-haut », coproduite avec le Muséum d’histoire de Toulouse, devrait par exemple partir en Corée l’an prochain.
« Nous allons aussi amplifier nos réponses à des appels à projets européens et internationaux », annonce Jean-Baptiste Desbois. Exemple : le projet sur trois ans Odysseus II (concours scientifique pour les jeunes européens), financé par le programme Horizon 2020. En charge de l’organisation du concours pour la France et la Suisse francophone, la Cité de l’Espace accueillera les finales nationales en avril 2016 et 2017 et la finale européenne en 2016.
Autre levier important pour Jean-Baptiste Desbois : la présence dans les associations professionnelles internationales, comme Ecsite (le réseau européen des centres de culture scientifique), l’IAF (la fédération internationale d’astronautique) – la Cité de l’Espace a pris la présidence pour trois ans du comité pour les centres de culture scientifique – ou l’IPS (la société internationale des planétariums – Toulouse accueillera en 2018 le congrès mondial des planétariums (entre 400 et 600 personnes).
Autant de projets qui traduisent, selon le directeur, « la reconnaissance de notre savoir-faire dans la diffusion de la culture scientifique, le marketing, la gestion de projets, l’organisation d’événements, en collaboration avec tous nos partenaires. »

Aline Gandy / gandy@lalettrem.net
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