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Pyrénées-Orientales
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Infrastructures
| 29/04/2010

Les acteurs économiques revendiquent le 3e quai de Port-Vendres

À la veille du salon international des Fruits et légumes, le Medfel, qui se tiendra au parc des expositions de Perpignan les 4, 5 et 6 mai, les acteurs économiques du Roussillon (CCI, UPE 66, Pôle Economique Saint Charles, Syndicat des Transporteurs routiers, Syndicat national des importateurs et exportateurs de fruits et légumes) ont communiqué d’une même voix sur la nécessité, selon eux, de construire le 3e quai du port de Port-Vendres, sous le coup d’un arrêt des travaux suite à un référé qui doit prochainement se juger sur le fond. « Le monde économique et politique est d’accord pour dire qu’il faut en finir avec ces divergences, c’est vital. Bientôt, on ne sera plus en mesure d’accueillir de nouveaux marchés », s'insurge Bernard Fourcade, le président de la CCI des P.-O. Marc Espi, président de l’UPE 66 renchérit : « C’est intolérable et aberrant. Actuellement c’est une stratégie de développement qui est bloquée par manque d’ouverture maritime ».

Le 3e quai, le maillon manquant de la dynamique économique

« Beaucoup de positions ont été prise sur la construction de ce 3e quai. On en a oublié les éléments fondateurs issus de la charte portuaire, souligne Bernard Fourcade. Fin 2006, un mémorandum a été signé par l’ensemble du monde économique ». A cette époque, les acteurs ont mené une réflexion sur la stratégie de promotion à conduire pour capter les flux du sud dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée et notamment suite au projet pilote d’autoroute de la mer entre Port-Vendres et Agadir. « Nous avons travaillé avec toutes les institutions » rappelle Georges Jordan, le directeur de la plateforme d’éclatement Saint-Charles International, fer de lance des flux de fruits et légumes. Depuis, les projets annoncés sont devenus réalité. Le chantier de transport combiné est opérationnel, « nous travaillons sur sa commercialisation avec le syndicat des transporteurs routiers » affirme-t-il. « Les gros opérateurs se sont engagés à 30 départs par jour, confirme Bruno Kothé, co-président du syndicat des transporteurs routiers. Lors d’une réunion à l’Agglo avec Novatrans, nous avons demandé une liaison directe Perpignan-Paris sans rupture de charge. En parallèle, nous disposons de containers de 45 pieds qui satisfont le transport de marchandises. C’est dommage de laisser passer cette alternative maritime et ferroviaire ».

Les perspectives de flux sont là, pas l’infrastructure

Côté maritime, les perspectives de flux sont là. « Nous sommes passés de 3 000 à 84 000 tonnes en provenance du Maroc. Nous devrions capter 25% des flux asiatiques et atteindre 50% de flux au niveau Européen, à condition que nous ayons à Port-Vendres une infrastructure adaptée à côté du terminal fruitier » souligne Georges Jordan. Selon Bernard Fourcade, « le trafic du port de Port-Vendres de 300 000 tonnes ne cesse de croître et pourrait augmenter de 10% en 2010 ». La démonstration du gain financier et de temps pour les exportateurs par le transport maritime, suivi du ferroviaire, sur un trajet Agadir-Perpignan-Lille, n’est plus à démontrer, selon lui. « Il faut aussi parvenir à contenir l’évolution du nombre de semi-remorques sur l’autoroute », ajoute Bernard Fourcade.

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