À l’équilibre, le Stade toulousain réfléchit à une recapitalisation
Malgré les deux titres remportés sur le terrain, la saison dernière s’est avérée difficile sur le plan comptable pour le Stade toulousain, avec des pertes de l’ordre de 8 M€ au niveau de la billetterie. « Mais nous allons présenter des comptes à l’équilibre d’ici environ un mois pour l’exercice passé », assure le président du club, Didier Lacroix, grâce notamment aux compensations billetterie (3,971 M€ pour le 2e semestre 2021 et environ autant attendus pour le 1er semestre 2022), aux deux prêts garantis par l'État (8 M€) et au prêt Rebond de la Région Occitanie (300 k€).
Avec 300 partenaires, dont plus de 60 nouveaux, un taux de réabonnement de 88 % et un premier match à domicile à guichets fermés ce week-end, « la saison 2021-2022 se présente sous les meilleurs auspices », selon Didier Lacroix, qui table sur un chiffre d'affaires prévisionnel de 37 M€. Afin de pérenniser le club, « pour financer les installations et dans une perspective de rentabilité du nouveau modèle économique », cette saison pourrait être une période de recapitalisation du club, avec « pourquoi pas une ouverture à des socios (supporters actionnaires, NDLR) ». « Comme nous n’avons pas de pression financière, c’est le meilleur moment pour y réfléchir », affirme le président.
À plus long terme, la perspective de la Cité de rugbys en 2025 « doit permettre d’être plus performant dans deux nombreux domaines : boutiques, brasserie, centre de conférence… » L’arrivée du métro à horizon 2028 pose également la question du potentiel économique du foncier du Stade toulousain, « qui commence à être à l’étroit au niveau du centre d’entraînement ».










