Léger mieux pour l’économie régionale fin 2013, selon l'Insee
Un phénomène qui s’explique par un « sursaut de la consommation des ménages », explique Roger Rabier, chargé d’affaires à l’Insee L.-R. : anticipation des hausses de taxes, recours accru à l’épargne de précaution et au découvert bancaire.
Le secteur de la construction perd autant d’emplois qu’elle n’en crée : 470 emplois perdus, 460 postes intérimaires créés, du fait, notamment, de la rénovation énergétique des logements et du lancement des grands travaux (déplacement de l’autoroute A9 et ligne mixte entre Nîmes et Montpellier). Le commerce gagne 670 emplois (dont 120 intérimaires), les services marchands 930 (dont 170 intérimaires) et l’industrie 50.
En six ans, 100 000 demandeurs d’emplois en plus
Le taux de chômage régional baisse légèrement (taux de chômage régional de 13,9 %, - 0,2 %), mais reste très élevé, à l’exception de la Lozère (6 %), rappelle Francis Vennat, directeur de l’Insee L.-R. : 14,6 % dans les P.-O., 14, 4 % dans l’ Hérault, 13,6 % dans le Gard, 13,7 % dans l’Aude. Depuis 2008, 10 500 emplois salariés ont été détruits en L.-R. Le nombre de demandeurs d’emplois de moins de 25 ans baisse légèrement, sous l’effet des contrats aidés*. Par contre, le chômage des plus de 50 ans et le chômage de longue durée continuent d’augmenter.
Pôle emploi recense 257 000 demandeurs d’emplois (catégories A, B et C) en L.-R. en février 2014, au lieu de 160 000 en février 2008.
* Objectif de 11 725 pour le 1er semestre 2014 , dont 6 500 déjà mobilisés au 1er avril.










