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Languedoc-Roussillon
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Conjoncture
| 24/10/2012

L'économie du L.-R. « au ralenti » au 2e trimestre, selon l’Insee

L’économie du Languedoc-Roussillon au deuxième trimestre 2012 « est toujours au ralenti, dans le prolongement d’un premier trimestre déjà très atone », selon un communiqué de l’Insee, publié mercredi 24 octobre. Selon l’institut, « les difficultés persistent dans la plupart des secteurs d’activité ». L’activité dans l’industrie « se heurte à une contraction de la demande et les perspectives des industriels sur les mois à venir sont pessimistes ». Mêmes perspectives dans le secteur de la construction, qui « se trouve dans une situation de plus en plus fragile ». Les mises en chantier de logements « sont en forte baisse. Les chefs d’entreprises du bâtiment estiment que l’activité générale de leur secteur va continuer de se détériorer dans les mois à venir ».
Quant aux professionnels des travaux publics, ils « se retrouvent dans le creux de la vague, en attendant le début des grands travaux dont les premiers effets devraient se faire ressentir qu’à la fin d’année 2013, voire en 2014 ». Le pouvoir d’achat des ménages baisse. Cela pénalise leur consommation et les ventes du commerce de détail. Seule exception : le secteur des services, qui « tire son épingle du jeu, bénéficiant du dynamisme démographique de la région et de ses conséquences positives sur l’économie présentielle, ainsi qu’une fréquentation touristique en hausse au deuxième trimestre 2012 ».
Créations d’entreprises en baisse
Les difficultés économiques et les incertitudes sur l’avenir « se traduisent également par un recul des créations d’entreprises, notamment dans le commerce et la construction. Seules les créations sous le régime de l’auto-entrepreneur se stabilisent, en lien avec les difficultés d’accès à l’emploi ». Si le nombre de défaillances d’entreprises baisse au 2e trimestre, elles sont encore nombreuses dans le secteur du commerce et de la construction.
Au final, l’emploi s’est contracté avec une réduction des emplois salariés dans les secteurs marchands (- 1 200 postes, soit - 0,2 % au deuxième trimestre). Le nombre d’emplois intérimaires « se réduit fortement, étant particulièrement sensible à la dégradation de l’activité et à l’incertitude conjoncturelle sur le futur ». Seul le secteur des services marchands hors intérim enregistre des gains d’emploi ce trimestre, grâce au secteur de l’hébergement-restauration qui anticipe le lancement de la saison touristique. L’emploi industriel se replie de nouveau après le léger rebond du début d’année. Les destructions d’emploi dans le secteur de la construction se poursuivent au deuxième trimestre 2012, « et ce, pour le cinquième trimestre consécutif ». Les effectifs dans le secteur du commerce « se réduisent également, victimes du ralentissement de l’activité, et de ses conséquences en terme de consommation des ménages ». Ces mauvais résultats économiques du deuxième trimestre alourdissent un peu plus les pertes d’emploi accumulées depuis un an, avec 5 500 postes détruits, soit – 1,1 %.
Fin juin, le nombre de chômeurs s’établissait à 229 200, soit 6 500 de plus que fin mars. Le taux de chômage régional s’établit à 13,7 % de la population active, soit une augmentation trimestrielle de + 0,2 point. En un an la dégradation du chômage dans la région amplifie l’écart avec le national : + 4 points contre + 3,5 points un an plus tôt.
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