Le Tarnais Mont-Roucous veut racheter le Lozérien Quézac
Jean-Claude Lacaze, président de la société des Eaux de Mont-Roucous (23 salariés, 100 M de cols, 28,3 M€ de CA en 2014) dans le Tarn, est le repreneur potentiel de l’usine Quézac (groupe Nestlé) à Ispagnac en Lozère. L’annonce a été faite ce jeudi 10 mars lors d’un CE extraordinaire. « Monsieur Lacaze pose comme condition suspensive à la vente la réduction de l’effectif de 54 à 30 salariés ainsi qu’une diminution de la rémunération pour la ramener au niveau de la branche, soit 30 % de baisse », détaille à La Lettre M Franck Meyrueix, représentant CGT. Toujours selon la CGT, Jean-Claude Lacaze a indiqué, lors de sa présentation, vouloir conserver les volumes actuels, de 75 M de cols annuels, et même les monter à 100 M de cols. Les négociations exclusives sont ouvertes pour 2 mois. Prochaine étape : dénonciation par la direction Nestlé des accords d’entreprise afin de lancer de nouvelles négociations avec les représentants du personnel.
« Cette baisse des salaires de près de 30 %, c’est énorme pour nous, poursuit Franck Meyrueix. C’est un coup de balai à toute notre histoire sociale. Nous allons nous rapprocher de nos homologues de Perrier, Contrex et Vittel pour voir quelle stratégie adopter. » Le repreneur potentiel a également indiqué qu’il souhaitait augmenter le budget Communication, de 1,1 M€ à 1,5 M€. Concernant l’outil industriel, le repreneur aurait évoqué 300 000 € d’investissement dans un premier temps, « ce qui est largement insuffisant puisque 80 % du site est touché par la vétusté », ajoute le représentant CGT. Pour atteindre les 100 M de cols avec 24 salariés en moins, le rythme d’embouteillage devrait passer de 20 000 à 27 000 bouteilles/heure, en 2x8 et plus en 3x8. Le rachat s'effectuerait par le biais de la holding Nerios.










