Le syndicat gardois des vins IGP attaché à l'origine et à la traçabilité
Le syndicat gardois des vins à IGP (indication géographique protégée) accueillera à Nîmes, du 7 au 9/6, le 6e congrès de la confédération des vins IGP de France. Pour Denis Verdier, président du syndicat gardois, ce congrès sera une nouvelle occasion d’insister sur la valorisation des vins à travers l’origine, le terroir et la qualité, thème de la table ronde. Le Gard dispose de 355.235 hl de vins IGP : Cévennes (66.314 hl), Pont du Gard (20.790 hl) et Gard (268.131 hl). L’IGP Gard est partie prenante, avec les IGP Hérault et Aude, au projet de mise en place d’une IGP régionale (ex-LR) appelée Terres du Midi destinée à contrer notamment les importations de vin espagnol. Sur ce sujet pourtant, Denis Verdier insiste sur son attachement aux IGP formellement rattachées au département gardois : « Terres du Midi est une initiative qui va dans le sens de l’unité professionnelle mais j’espère qu’elle a une autre ambition que celle de se vendre au même prix que le vin espagnol (50€/hl pour les entrées de gamme espagnols contre 90€/hl pour les IGP français, NDLR). Cette IGP régionale doit permettre aux grandes maisons de commerce de faire des assemblages de vins issus de différents départements et qui permettront à leurs marques de s’exprimer sur des grands volumes. » Le syndicat des vins IGP Gard serait d’autant moins pressé de transférer ceratains de ses volumes vers cette future IGP régionale que « depuis 5 ans, nos prix sont légèrement supérieurs à ceux de nos voisins héraultais et audois, avec un peu moins de volume, précise Denis Verdier. Mais si un négociant veut acheter du volume pour faire un assembage en Terres du Midi, on ne va pas le refuser! »










