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Commerce - Artisanat
| 29/09/2016

Le site nîmois de Primaphot en grand danger

Primaphot à Nîmes, chronique d’une mort annoncée. Le tribunal de commerce de Nanterre (le siège du groupe spécialiste des photos de maternités se situe à Colombes) doit rendre son délibéré le 5/10, alors que le seul plan de reprise partielle déposé à l’audience du 27/9 comprend la fermeture du site de Nîmes, qui emploie 50 salariés. Nîmes est un site de production, de stockage et SAV, et la seule implantation physique du groupe hors le siège de Colombes. Il a été créé il y a plus de 30 ans sous le nom d’ABC Photos*. « Il a employé plus d’une centaine de personnes, avant de descendre à 80, puis aujourd’hui à 50 salariés », indique le délégué syndical FO Bernard Ferrand.
Primaphot a été placé en redressement judiciaire à l’automne 2015 (cf. La Lettre M du 20/10/2015). Le plan de reprise a été déposé par un ancien président de 2007 à 2011, Eric Fau, « il arrive avec le fonds d’investissement Chenavari ». Il propose de garder 200 salariés sur 500, dont 30 au siège de Colombes et 170 photographes et commerciaux éparpillés en France. Si ce plan n’est pas accepté par le tribunal, ce serait la voie de la mise en liquidation pour Primashot et ses 500 salariés. « À ce jour (29/09, NDLR), l’ancien PDG pose encore des conditions pour maintenir son offre. C’est une lente agonie, nous étions 1.000 il y a trois ans, commente le délégué syndical FO. Les salariés sont épuisés... »
* Les nombreuses anciennes sociétés du groupe (dont plusieurs, comme ABC Photos, avaient leur siège à Nîmes) ont fusionné en une seule entreprise début 2016 (cf. La Lettre M du 28/1/2016).

Sylvie Brouillet, agence JAM
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