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Languedoc-Roussillon
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Viticulture
| 1/12/2009

Le salon Sitevi, « manifestation de l’espoir »

Le salon de la filière viti-vinicole et arboricole Sitevi vient d’ouvrir ses portes à Montpellier pour trois jours. Pour le président de la chambre régionale d’agriculture Guy Giva, « si la semaine dernière on assistait dans les rues de Montpellier à une manifestation du désespoir des viticulteurs, il s’agit cette semaine de la manifestation de l’espoir ».

George Frêche renouvelle son soutien

Le président de région Georges Frêche a profité de l’inauguration de cette 24e édition pour faire un point sur la situation de la viticulture. « Les viticulteurs sont massivement endettés et beaucoup seront morts avant que les effets de notre politique Sud de France ne se fassent ressentir ». Georges Frêche indique avoir « repris son bâton de pèlerin auprès des banques pour qu’elles fassent un moratoire sur les dettes des viticulteurs pendant deux ans ». Il a également réaffirmé son accord pour participer à hauteur d’un tiers à l’aide à l’hectare réclamée par Philippe Vergnes, le président des vignerons du Midi. « Il revient à monsieur le Préfet de demander les deux autres tiers à l’Etat et à l’Europe ».

En ce qui concerne la filière des vins bio, Georges Frêche a indiquer soutenir son développement tout en mettant en garde les professionnels. « Tout le monde ne doit pas faire du bio, cela étoufferait la filière qui est une niche formidable. Aujourd’hui 10% de nos vins sont bios, il faut essayer d’aller à 20% mais pas plus ».

Appel à l’interprofession unique

De son côté, le préfet de région Claude Baland a indiqué que « l’Etat et l’Europe n’abandonnaient pas les viticulteurs ». Il a tenu à rappeler que pour cette année, le Languedoc-Roussillon avait reçu 151 M€ d’aides « sans compter ce que la région doit récupérer des annonces du président de la République fin octobre ». « Il faut coaliser les forces, resserrer les alliances », ajoute-t-il. « Il faut que la profession s’aide elle-même en allant vers l’interprofession unique ». Pour le préfet, cela permettrait d’accélérer l’innovation, d’accroître la promotion des vins en France et à l’étranger et d’avoir plus de poids dans le rapport de force avec la grande distribution « en faveur d’une redistribution plus juste de la valeur ajoutée ».

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