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Haute-Garonne
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Agri - Agro
| 7/09/2021

Le projet de Gerblé pour favoriser l’agroécologie

Atteindre 100 % d’approvisionnements en blé issus de l’agriculture de régénération des sols d’ici à 2030 : c’est l’objectif que s’est fixé le groupe Nutrition & Santé (groupe Otsuka, président : Luis Uribe, 1 750 salariés, siège social à Revel) pour sa marque emblématique de biscuits Gerblé. Ce projet, qui s’inscrit dans une démarche baptisée Objectif Terre lancée en 2019, fédère aujourd’hui un collectif de 25 agriculteurs du Cher, du Tarn, de la Loire-Allier et de la Drôme, dont la production représente 44 % des approvisionnements en blé de Gerblé. Abandon du labour, mise en place de couverts végétaux, rotation des cultures, restauration de la flore bactérienne, etc. : plusieurs techniques sont mises en œuvre dans les exploitations pilotes pour protéger les écosystèmes souterrains en réinjectant de la vie dans les sols et en y captant du carbone.
Gerblé confie à un laboratoire extérieur une évaluation régulière des exploitations partenaires et de la fertilité de leurs sols et verse, en fonction des résultats obtenus, une prime additionnelle aux agriculteurs. « C'est un accompagnement technique et financier conséquent et sur dix ans mais en tant que marque pionnière de l’alimentation santé, Gerblé veut contribuer à un changement de modèle agricole pour une meilleure santé de la planète et des hommes qu’elle nourrit », résume Sylvie Martinel, directrice RSE. Pour que la totalité du blé qu’elle utilise soit issu de cette agriculture régénératrice en 2030, Gerblé va cependant devoir convaincre d’autres céréaliers de s’engager à ses côtés dans cette démarche. Au risque de voir temporairement leurs rendements diminuer ? « Au début de la transition, les rendements peuvent effectivement baisser, concède Sylvie Martinel. Et c’est bien pour minimiser ce risque qu’il est important d’apporter une formation appropriée aux agriculteurs. C’est le temps de l’apprentissage. Néanmoins, l’expérience montre que lorsque les techniques sont maîtrisées, les rendements sont égaux, voire supérieurs à ceux issus de l’agriculture « conventionnelle. Dans le même temps, les charges d’exploitation diminuent, donc le revenu de l’agriculteur in fine augmente. »

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