Le programme économique de François Bayrou dévoilé « dans deux semaines »
François Bayrou, Le président de l’UDF, candidat à l’élection présidentielle, présentera « dans une quinzaine de jours » son programme économique au cours d’une conférence de presse.Il a vivement - et spontanément - critiqué le discours tenu hier à Paris par le désormais candidat officiel UMP Nicolas Sarkozy. « Faire croire aux Français que tout est possible parce qu’on élit un candidat, c’est exactement ce contre quoi je me bats » , a-t-il notamment déclaré lundi à l’Hôtel Métropole de Montpellier, au cours d’un déjeuner de presse, devant une cinquantaine de journalistes. « Nicolas Sarkozy n’a pas prononcé une seule fois le mot ‘dette’ ni le mot ‘déficit’. De rupture, plus aucune… Il est entré dans la grande mascarade qui consiste à faire croire que l’Etat peut tout, que la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul change tout. Mais l’Etat n’est pas tout-puissant, il est même impuissant comme il ne l’a jamais été ! Plus on charge l’Etat, plus il est impuissant », a-t-il ironisé.« C’est dans a continuité des mauvaises habitudes politiques françaises : ‘Je promets tout, je n’aborde pas la question des économies nécessaires, je réunis les causes qui font que le pays va continuer à s’enfoncer’ . Ce discours de la baguette magique est une recette épuisée depuis longtemps. » Il s’est étonné que Nicolas Sarkozy ait clairement prôné un maintien du cadre actuel des institutions. « Ca veut dire qu’il ne veut pas traiter les problèmes du pays. L’administration publique doit gagner en productivité. Le redressement du pays passe par des négociations et des efforts. »Il a rappelé qu’il souhaitait « inscrire dans la Constitution l’interdiction pour un gouvernement de présenter un budget dont la partie fonctionnement serait déficitaire. » Autres axes en vue d’une maîtrise des dépenses publiques : un « accord négocié avec les collectivités pour clarifier la décentralisation » et « l’établissement de priorités autour de la formation et de l’université ».Sur le volet européen, François Bayrou a défendu le rôle de la Banque Centrale Européenne, remise en cause par Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qualifiés au passage de « candidats jumeaux » : « La BCE prête à l’Etat sur 50 ans à 3,85%. Ce taux nous sauve. Et la BCE lutte contre la hausse des prix. C’est facile de dire que la faute des autres. Ca ne participe pas à la prise de conscience dont nous avons besoin. » Par ailleurs, il s’est dit en désaccord avec l’annonce faite par Nicolas Sarkozy de faire voter par le Parlement le traité pour la Constitution européenne. « Le vote des Français ne peut pas être contourné par le Parlement. »Le candidat UDF à l’élection présidentielle doit rencontrer dans l’après-midi des représentants de la communauté harkie dans le quartier Plan Cabannes, avant de débattre avec des étudiants à l’Esicad. En soirée, il s’adressera aux militants UDF de l’Hérault, fédération présidée par Marc Dufour. Mardi, il évoquera l’avenir de la filière viticole à Lignan avec une vingtaine de jeunes viticulteurs. Une conférence de presse concluera son séjour dans l’Hérault, où il a annoncé qu’il reviendrait « pour un meeting » avant le premier tour (22 avril).










