Le port de Sète maintient 85 % de ses investissements
Malgré un recul de son activité commerce, qui pèse 80 % de son CA (21,5 M€ en 2019), l'EPR Port de Sète - Sud de France (95 salariés) maintient 85 % de ses investissements. « Nous avons fait le choix de nous concentrer sur les investissements qui génèrent du CA supplémentaire », explique à La Lettre M son DG Olivier Carmès.
Seul le chantier de la base nautique sur le port de plaisance est décalé d'un an. En cause, des offres supérieures de 200 k€ par rapport au budget de 1,7 M€. Une grue sur rails à propulsion électrique (et non thermique) à 6 M€ doit être livrée au premier trimestre 2021, pour le terminal vrac. Objectif : remplacer une grue vieille de 32 ans, qui posait des problèmes de fiabilité. « Cela nous permettra de gagner des parts de marché. En outre, nous envoyons des signaux positifs aux opérateurs », se félicite Olivier Carmès.
« Ce gain d’espace est vital »
Autre chantier de taille : la deuxième plateforme ferroviaire pour passer de un à trois trains par jour. Coût : 8,4 M€ (3,7 M€ pour le port et 4,7 M€ pour la Région, avec des subventions européennes à hauteur de 60 %). Les travaux ont commencé fin septembre pour une livraison en juillet 2021. Enfin, le port de Sète a maintenu un investissement, de 1 M€, sur la zone Zifmar (Zone industrielle fluvio-maritime). « D’ici fin 2021, un terre-plein de 18 ha permettra de stocker des véhicules neufs. Ce gain d’espace est vital pour le port. Il faut être opérationnel quand l’automobile repartira », affirme-t-il.
Outre le projet de branchement à quai des navires, en partenariat avec Enedis, l'EPR planche sur le verdissement de ses activités. Priorité de son plan stratégique 2021-2025. Des appels à projets doivent être lancés d'ici la fin de l'année, notamment pour bâtir un entrepôt autofinancé par le solaire, dédié au stockage du charbon.










