Le pôle montpelliérain d’innovation en cancérologie opérationnel en 2028
L’institut du cancer de Montpellier (ICM) et le consortium Siric Montpellier Cancer annoncent le 9 mai l’ouverture du futur Centre de transfert et d’innovation en oncologie (CTIO) en 2028. D’un coût de 7,7 M€, cet ensemble de 1 500 m2 sera implanté dans la continuité du campus de l’ICM, au cœur de l'écosystème MedVallée et au nord de Montpellier. Dédié à la recherche translationnelle, le CTIO accueillera également un pôle de biologie computationnelle – analyse des données – et des start-up. « Le centre rassemblera chercheurs, cliniciens et entrepreneurs pour accélérer le transfert des recherches en solutions pour les patients (diagnostic, traitement, NDLR) », explique le professeur Marc Ychou, directeur général de l’ICM.
lancement des travaux en 2026
Objectif visé : « Créer le "Montpellier Cancer Cluster", au rayonnement international, d’ici à 2030. » Le CTIO va être construit sur un foncier de 2 637 m2 préempté par la Ville de Montpellier dans le cadre du projet MedVallée. « Le permis de construire de ce bâtiment réalisé sur trois niveaux sera déposé en juillet prochain, indique Arnaud Rousseau, architecte de l’agence MDR, retenue pour sa conception. Les appels d'offres entreprises seront lancés fin 2025-début 2026 pour un démarrage des travaux prévu en juin 2026. Deux tiers du site seront dédiés à la recherche et un tiers aux start-up, qui seront autonomes avec leurs propres bureaux et laboratoire. » Éco-conçu et bas carbone, le CTIO répondra aux enjeux climatiques avec des façades à ossature bois, des isolants biosourcés, des brise-soleil et 700 m2 de toiture photovoltaïque. « Le temps est compté, souligne Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. Le permis fera l’objet d’une instruction dédiée et accélérée car chaque jour compte dans le contexte que vit actuellement la recherche, sans oublier les enjeux liés de souveraineté en santé. »
Jusqu'à six start-up attendues
La réalisation de ce programme immobilier, qui va « mettre en exergue les valeurs scientifiques », rappelle Arnaud Rousseau, bénéficie d’un cofinancement de l'État (2 M€), de la Région Occitanie (2 M€), de la Métropole de Montpellier (1 M€), de l'Université de Montpellier (200 k€) et de l'Inserm (330 k€), auxquels s’ajoutent 2,2 M€ de fonds propres de l’ICM. « Sans cet apport, le projet n’aurait pas pu voir le jour. Le site devrait accueillir une cinquantaine de personnes, entre chercheurs et collaborateurs des start-up, des spin-offs de l’Institut de recherche du cancer de Montpellier. Elles seront trois puis six, avec l’ambition à terme de devenir des “Big pharma“ pour certaines », précise le docteur David Azria, directeur du Siric. « Ce futur site nous permettra également d’attirer de nouveaux talents », conclut Sylvain Bourgoin, délégué régional de l'Inserm Occitanie.











