Fil infos

Hérault
|
Tourisme - Loisirs
| 4/02/2011

Le Pays de Thau en quête d'identité touristique

Frontignan accueillait ce jeudi 3 février les premières assises de l’oenotourisme et du terroir en pays de Thau, organisées par Thau agglomération. Tables rondes et ateliers étaient programmés tout au long de la journée. « L’oenotourisme est le témoin d’un engouement national », lance en introduction Marie-Christine Fabre de Roussac, déléguée à la promotion touristique de Thau Agglomération. « Il s’agit à présent d’affiner la connaissances des activités touristiques car de plus en plus de touristes le demandent. Tout cela doit aboutir à des circuits, des routes, des packages. L’objectif est de construire une démarche collective ».
Une offre variée
Parmi les intervenants de la première table ronde, Alexandre Lazareff, secrétaire général du conseil supérieur de l’oenotourisme. « Développer le marché de proximité via la vente directe et la restauration est une question de survie. Une bouteille vendue chez soi représente sept bouteilles vendues demain ! ». Il insiste, par ailleurs, sur la nécessité de décloisonner les activités : « On n’attire pas un visiteur de l’étranger uniquement avec de l’oenotourisme. Il serait absurde de faire un produit touristique sans l’ouvrir sur la conchyliculture ou sans inclure Sète, par exemple ». Alexandre Lazareff est à l’initiative du label national Vignobles et découvertes lancé par les ministères de l’agriculture et du tourisme en 2009. « Nous voulions un label à plusieurs entrées. Cela exclu par exemple les routes des vins qui sont des concepts mono-produit ». 155 candidatures ont été déposées pour le dernier appel d’offres lancé. La remise des prix est prévue pour juin. Les agglomérations de Béziers, Agde et Lunel ont déjà tenté leur chance lors d’un appel d’offres précédant mais leurs candidatures n’ont pour l’instant pas été retenues en raison du manque de « réceptif », c’est à dire une offre structurée sur place permettant la commercialisation de produits touristiques.
Une image, un logo
Pour Christian Carbonnel, régisseur des domaines Listel, venu assister aux assises, « le bassin de Thau est en manque d’image. Il faut lui trouver une identité commune avec un logo. C’est comme lorsque quelqu'un veut aller acheter son bijou chez tel ou tel bijoutier de la place Vendôme à Paris, ce qu'il veut avant tout, c'est acheter « place Vendôme ». Il faut faire la même chose ici : avant même Sète, Bouzigues ou ailleurs, pour manger des huîtres ou boire du vin, il faut d’abord donner envie au touriste d’aller « en pays de Thau »». L’après-midi de ces assises était justement consacré à des ateliers pratiques comme « quelle image, quelle notoriété pour dynamiser l’activité du tourisme de terroir ?, comment s’inscrire dans une dynamique collectve et développer son réseau ? quels moyens pour une meilleure lisibilité des initiatives ».
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie