Le nouveau maire de Saint-Cyprien en garde à vue
Le nouveau maire UMP de Saint Cyprien, Pierre Fontvieille, élu le mardi 2 juin en remplacement de Jacques Bouille, a été interpellé ce matin, lundi 8 juin, dans le cadre de la même affaire. Jacques Bouille avait mis fin à ses jours le 24 mai, pendant son incarcération à la maison d’arrêt de Perpignan pour « blanchiment, corruption et détournement de biens publics »
Pierre Fontvieille a été interpellé peu avant 8 h à l’Hôtel de ville et a été placé en garde à vue par la police judiciaire de Perpignan, selon Dominique Alzeari, vice-procureur de la République. La garde à vue durera 48 h. « Différentes questions nous restent à aborder, a expliqué le magistrat au cours d’une conférence de presse, sachant qu’il était le premier adjoint chargé des finances, mais aussi le directeur de l’agence de la Caisse d’épargne de Saint-Cyprien, où M. Bouille détenait une partie de ses comptes personnels ».
Cette mise en garde à vue s’effectue dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par le juge d’instruction en charge du dossier.
Un policier interpellé
Le vice-procureur a précisé qu’un certain nombre d’interpellations étaient prévues depuis plusieurs semaines, avant même l’élection du nouveau maire. Barbara Progin, représentante locale de la société Lodef, société de droit suisse, et proche du directeur de cabinet M. Bolt, a été elle aussi mise en garde à vue dans le cadre de cette commission rogatoire, par la police judiciaire de Perpignan.
Alexis Abat, fonctionnaire de police et délégué syndical, dont l’épouse travaille à la mairie de Saint-Cyprien, et membre de la liste de Jacqueline Amiel-Donat, candidate PS à la mairie de Perpignan, a également été placé en garde de vue ce matin. « Nous avons pu établir qu’il prenait contact et informait des personnes de Saint-Cyprien sur les déclarations des personnes mises en garde à vue. C’est la cinquième personne à qui nous reprochons, dans cette affaire, des faits d’entrave à l’exercice de la Justice ». Selon le magistrat, d’autres gardes à vue devraient intervenir dans les prochaines semaines.
Le conseil municipal, qui devait avoir lieu aujourd’hui, a été annulé et repoussé à une date ultérieure. Onze personnes, dont plusieurs élus du conseil municipal de Saint-Cyprien, ont déjà été mises en examen depuis la fin 2008 dans cette affaire de malversations touchant aussi bien la politique d'urbanisme de la ville que ses achats d'objets d'art (statuettes, tableaux de maîtres et oeuvres d'art).










