Le nombre de transactions a chuté de 30 % à Montpellier en 2012 (Fnaim)

Le marché de l’immobilier a été marqué par un recul de 30 % du nombre de transactions dans l’aire de Montpellier, « et un recul bien plus important ailleurs en L.-R. », ont indiqué jeudi Christophe Jay (à droite), président de la Fnaim L.-R. et Bruno Cassin, président de la Fnaim de l’Hérault (à gauche). La durée moyenne des mandats dans les agences est de « 8 à 10 mois ». Les prix devraient légèrement baisser en 2013 : environ - 2 %, dans la tendance nationale.
« L’atterrissage en douceur se poursuit », explique Bruno Cassin. Ainsi, si, entre 2002 et 2012, le prix moyen des appartements anciens a augmenté de 5,7 % et celui des maisons de 4,7 %, la tendance est à la baisse entre 2007 et 2012 : - 1,9 % pour les appartements, - 0,9 % pour les maisons.
« Il n’y a pas de pénurie de logements sur le marché privé, observe Christophe Jay. Ce qui pèche, c’est l’inadéquation entre le moyens financiers du candidat locataire et le niveau des loyers. Cette disparité va en s’accroissant. Au lieu de faire des musées (sic), les collectivités doivent créer les conditions d’installation des entreprises. »
Loi Logement et Urbanisme : la Fnaim prend rendez-vous
Les perspectives 2013 ? D’un côté, la remontée des taux d’intérêt « devrait faire revenir les acheteurs » (Christophe Jay). D’un autre côté, le dispositif Duflot, « comme toutes les aides fiscales, entretient un marché inflationniste ».
Concernant le futur projet de loi Logement et Urbanisme, la Fnaim défend plusieurs propositions : contrat socle universel pour la garantie des risques locatifs, modulable avec des garanties ou des assurances facultatives ; contreparties à la prise d’un mandat exclusif ; création d’un nouveau régime juridique pour les locations meublées en colocation ; ouverture obligatoire d’extranets copropriétés pour affirmer la transparence des comptes et de la gestion des immeubles ; référentiel commun opposable à tous les garants financiers pour sécuriser la totalité des fonds de la clientèle ; création d’une carte professionnelle « S » pour distinguer la compétence des syndics de copropriété de celle des professionnels de la gestion immobilière ; création d’un bail solidaire et reconnaissance d’un statut des bailleurs privés.










