Le ministre de l'Économie à l’écoute des professionnels toulousains du tourisme
Lors d’une table-ronde organisée le 22 janvier* à la préfecture de Région à l’occasion du déplacement à Toulouse du ministre de l’Économie, plusieurs professionnels du tourisme (événementiel, hôtellerie, restauration…) ont exprimé leurs difficultés devant Bruno Le Maire et présenté un certain nombre de propositions. Directrice générale du groupe familial hôtelier HIS et présidente du club hôtelier Toulouse Métropole, Émilie Zevaco souligne tout d’abord la « détresse psychologique » des dirigeants et des salariés de l’hôtellerie-restauration après plusieurs mois de fermeture de leurs établissements, avant de plaider pour la réouverture des restaurants d’hôtels : « Il s’agit de répondre aux besoins de la clientèle d’affaires qui continue à voyager malgré le contexte sanitaire et éprouve des difficultés à se restaurer ».
Régulation des projets d'hôtels
La représentante des professionnels évoque par ailleurs la multiplication des projets d’hôtels dans la capitale régionale. « Si ces opérations se concrétisent dans les prochains mois, elles vont fragiliser encore un peu plus les établissements existants. Nous avons besoin d’un outil de régulation de l’hôtellerie à l’échelle métropolitaine », avance Émilie Zevaco, devant le ministre. « C’est au maire de Toulouse de prendre en main ce dossier », lui répond Bruno Le Maire.
Autre intervention remarquées, celle de Patrice Vassal, directeur général de Toulouse Événements (groupe GL events), délégataire de plusieurs sites événementiels toulousains dont le nouveau parc des expositions (Meett). « L’intégralité des événements programmés jusqu’en septembre a été annulée. Et les manifestations internationales prévues à Toulouse sont suspendues jusqu’en 2022. L’accompagnement de l’État - via les prêts garantis et les mesures d’activité partielle - est donc vital pour nous », explique-t-il, avant de demander au gouvernementde soutenir le projet de salon international dédié au spatial porté par Toulouse Événements. « Votre implication serait déterminante pour mener à bien ce projet », précise Patrice Vassal. Une proposition acceptée par Bruno Le Maire qui s'impliquera « personellement » dans ce dossier.
« Tant que les établissementts seront fermés, il y aura des aides »
Autres intervenants à cette table-ronde, Jean-Francois Renac, porte-parole du collectif SOS Events 31 regroupant 200 professionnels des secteurs de l’événementiel, et Philippe Belot, vice-président de l’Union des métiers et des industries hôtelières (Umih) de la Haute-Garonne, qui ont tous les deux fait part de leurs inquiétudes relatives au remboursement des PGE par leurs bénéficiaires avant de plaider pour une prise en charge plus large des charges fixes des entreprises et le maintien du fonds de solidarité au secteur. « Nous avons modifié le fonds de solidarité pour l’adapter à la situation économique. Nous sommes passés à une indemnisation de 1 500 euros par mois à 10 000 € par mois ou une indemnisation qui couvre 20 % du chiffre d’affaires, jusqu’à 200 000 €. Sur la prolongation, c’est oui. Tant que les établissements seront fermés, il y aura des aides », promet le représentant du gouvernement.










