Le Medef Hérault Montpellier veut renforcer l‘attractivité des entreprises
L’assemblée générale du Medef Hérault Montpellier, qui s’est tenue le 26 juin, marque la fin du 1er mandat de Samuel Hervé à la présidence du syndicat patronal. « Je me représente comme président au prochain conseil d’administration qui se tiendra en septembre pour un mandat de 2 ans », annonce-t-il. Il est le seul candidat à sa succession. Cette assemblée a été l’occasion d’acter des évolutions statutaires pour coller au national et gagner en visibilité : un nouveau nom Medef Hérault Montpellier (auparavant Medef Montpellier-Sète-Centre Hérault), un nouveau slogan : « Agir ensemble pour une croissance responsable », ou encore l’allongement de la durée des mandats à 3 ans au lieu de 2. « 100 % de notre budget de fonctionnement est assuré par les cotisations des adhérents et des partenariats privés. Aucun fonds public ne finance le syndicat, nous restons indépendants. Nous avons un seul parti celui de l’entreprise et de l’économie », s’enorgueillit le président lors de la soirée prestige qui a suivi l’AG. Le budget du Medef Hérault est de 454 k€ pour près de 800 adhérents (objectif 2019), dont 150 nouveaux membres.
Des partenariats et des actions
« Le Medef devra être lisible, visible, agile, regarder vers l'avenir et se féminiser ! », déclare-t-il avant de pointer son ambition : renforcer l’attractivité des entreprises dans un contexte de transitions digitale, écologique, sociétales. « Il faut que les entreprises engagées dans la RSE le fassent savoir pour développer leur attractivité », précise Samuel Hervé. Le syndicat a d’ailleurs tissé des partenariats pour accompagner cette ambition avec Face Hérault, Réseau Entreprendre. Il signera à la rentrée un partenariat avec Montpellier Business School. Fabrice Le Saché, vice-président du Medef national, invité d’honneur, a pointé les propositions du Medef dans les réformes du gouvernement (forfait mobilité, CICE, emploi, assurance chômage, fiscalité) en s’attardant sur le système de bonus-malus sur les contrats courts. « La logique qu'il y a derrière le bonus-malus est curieuse : c'est dire que les CDD sont des contrats précaires, mais la vraie précarité, c'est le choix du chômage de longue durée ! », commente-t-il.
Recruter pour faire grandir l'entreprise
La soirée s’est terminée par l’intervention de Frédéric Salles, dirigeant de Matooma (Montpellier) et président de la French Tech Méditerranée. Sa réussite entrepreneuriale, il l’a doit à des recrutements « judicieux. En recrutant, un directeur des achats, un directeur général et un directeur informatique, l'entreprise a changé sa typologie. Cela s'est traduit par une augmentation importante de l’Ebitda. Notre CA atteint aujourd'hui 15 M€ pour un Ebitda de 4,5 M€. Mon comptable est satisfait donc moi aussi ! », ironise-t-il. Dans un contexte de mutation de l’économie, celui-ci a aussi présenté la philosophie de la French Tech. « La French Tech réunit les entreprises impliquées dans l’innovation technologique qui a du sens pour la société. Elle permet notamment de détecter les champions économiques de demain pour se confronter aux majors américains et chinois », conclut-il.










