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Haute-Garonne
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Immobilier
| 30/09/2020

Le marché immobilier toulousain en surchauffe

Hausse des prix, augmentation des ventes dans l’ancien : malgré les deux mois de confinement et les incertitudes économiques, le marché immobilier toulousain enregistre une activité soutenue selon les chiffres présentés par la chambre interdépartementale des notaires de la Haute-Garonne. Entre juillet 2019 et juin 2020, les ventes d’appartements anciens ont ainsi progressé de 5,8 % et celles des maisons anciennes de 0,2 %. « À l’inverse, les transactions d’appartements neufs sont en baisse de 22 %. Une tendance qui s’explique par le manque d’offre malgré une demande soutenue pour ce type de biens. Plus globalement, le confinement a provoqué une suractivité du marché immobilier. Après un essoufflement en juillet et en août, l’activité a repris depuis mi-septembre », résume Me Philippe Pailhes, président de l’instance notariale.

32 000 transactions en un an

Au total, près de 32 000 transactions ont été comptabilisées en un an en Haute-Garonne. Conséquence de cette dynamique, les prix moyens s’envolent à des niveaux rarement atteints dans le département. « Le prix des appartements anciens est en hausse de 5,6 % à 2 570 €/m2 et celui des maisons progresse de 4,7 % avec un tarif moyen de 247 k€. Il s’agit des plus fortes hausses des prix médians observées depuis 15 ans », poursuit le représentant des notaires. « Acheter une maison en première couronne de Toulouse pour 250 k€ qui était un seuil classique n’est plus possible. Il faut désormais rajouter 100 k€ de plus. Vivre en maison revient très cher actuellement », pointe Me Frédéric Giral, notaire délégué aux chiffres de l’immobilier.
Autre illustration de cette flambée des prix à Toulouse. Le prix moyen d’un appartement dans l’ancien bondit de 8,4 % à 2 900 €/m2 avec des pics à plus de 5 000 €/m2 dans certains quartiers de la ville (Saint-Georges, Saint-Étienne, Capitole). Toujours dans la capitale régionale, le prix médian d’une maison dans l’ancien atteint 369 k€ (+ 8,8 %). Dans le neuf, celui d’un appartement dépasse désormais le seuil des 4 000 €/m2 (4 030 €/m2), soit une progression de 1,4 % en un an. « Cette situation ne pourra pas durer. D’abord parce que le contexte économique se dégrade. Par ailleurs, si les taux d’intérêt restent bas et donc intéressants, les banques durcissent l’accès aux crédits bancaires. Le nombre de transactions va donc baisser, analyse Me Philippe Pailhes. Le marché immobilier n’est pas en accord avec le contexte actuel. On continue à acheter car c’est une précaution face aux incertitudes liées à l’avenir. Nous devrions assister à un ralentissement équilibré des échanges et à une baisse progressive des prix l’année prochaine. Cette baisse ne serait pas choquante, elle serait juste normale. »

David Danielzik/danielzik@lalettrem.net
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