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Languedoc-Roussillon
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Agri - Agro
| 21/01/2011

Le Languedoc-Roussillon veut profiter davantage de la Pac

Le Comité de concertation des organisations professionnelles agricole du L.-R. s’est réuni hier soir, à l’hôtel de Région, pour tenter de définir une position commune face à la réforme de la Politique agricole commune. La région a bénéficié de 336 M€ de fonds au titre de la Pac, en 2009, dont 253 M€ de fonds Feaga et 83 M€ de fonds Feader. L’essentiel de ces aides est attribué aux céréaliers et aux éleveurs, au détriment de l’arboriculture ou de la viticulture. « La Pac actuelle a montré ses limites, notamment dans notre région », estime Fabrice Verdier, vice-président du conseil régional, qui plaide en faveur d’une répartition plus équitable de la Pac. « Le Nord est plus aidé que le Sud, qui a besoin de davantage de solidarité », estime-t-il. Le président de la chambre régionale d’agriculture, Guy Giva, rappelle que le Languedoc-Roussillon est « la dernière région en termes de revenus agricoles. Nous sommes dans une zone méditerranéenne avec une climatologie qui se dégrade et une agriculture qui traverse de grosses difficultés ».

Débat au Parlement européen
Venu à Montpellier participer aux débats du Comité de concertation régional, le député socialiste européen Stéphane Le Foll, ancien bras droit de François Hollande au PS, a rappelé que la réforme de la Pac entrait aujourd’hui « dans le vif du sujet. Le Parlement va donner son avis sur la communication du commissaire européen en charge du dossier, pour déboucher à l’automne sur le débat législatif ». En jeu : « la définition de la politique agricole commune après 2013 ». Le débat, qui se poursuivra jusqu’en 2013, porte pour l’instant sur les grands principes : garder une Pac communautaire, maintenir les deux piliers, « verdir » la Pac, et le « couplage » des aides, établissant un lien entre une production et une aide. « Je souhaite maintenir un système de couplage », a affirmé Stéphane Le Foll. Il a également souhaité « que la viticulture, qui n’est pas aidée aujourd’hui, puisse avoir un peu de soutien de la part de l’Europe. Mais aujourd’hui, le débat porte sur le cadre de la future Pac. Le débat sur la viticulture viendra ensuite ».
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