Le laboratoire nîmois Advicenne vend l’un de ses médicaments pour poursuivre sa R&D
Le laboratoire nîmois Advicenne (15 salariés) annonce la cession pour « plusieurs dizaines de millions d'euros » de l’un de ses produits, un anesthésiologie pédiatrique en solution buvable issu d’une collaboration avec le CHU d’Amiens, au laboratoire helvético-finlandais Primex Pharmaceuticals. Ce médicament, une prémédication permettant de diminuer les doses d’anesthésie, va être diffusé « au niveau mondial par un spécialiste de l’anesthésie, dont la force de frappe permet d’atteindre l’ensemble des hôpitaux », commente Luc-André Granier.
Spécialisé dans les médicaments pédiatriques innovants pour le traitement de maladies orphelines ou négligées du système nerveux central et de certains désordres néphrologiques chez l’enfant, Advicenne entend, grâce à cet apport en cash, accélérer ses projets en cours. Advicenne vient ainsi de mettre sur le marché, en novembre, un antiépileptique (Levidcen) en micro-granules pour le traitement de l’épilepsie partielle de l’enfant. Un second produit, le Likozam, dédié au traitement des épilepsies réfractaires de l’enfant, sera commercialisé cette année, sous forme de solutions orales. Il bénéficie pour le moment d’une autorisation temporaire d’utilisation.
« Nous allons recruter entre 5 et 10 collaborateurs d’ici à fin 2017, à des postes commerciaux, réglementaires et de R&D, soumettre deux nouveaux dossiers d’enregistrement et démarrer deux à trois études cliniques », précise Luc-André Granier.
Créé en 2007, Advicenne, qui travaille avec des centres de maladies rares rénales (Lyon et Paris), compte cibler le traitement des néphrologies pédiatriques, telles que les tubulopathies rénales. Les équipes cherchent à élaborer des médicaments permettant de compenser les défauts liés à des dysfonctionnements génétiques des tubules rénaux. Un projet traitant des maladies rénales rares va par ailleurs entrer en phase clinique. Ces maladies de niche, « souvent mal connues des praticiens non spécialisés » selon Luc-André Granier, perturbent la régulation de paramètres, comme les flux d’acides aminés, dans le corps. Si le marché visé est relativement restreint, « les besoins médicaux sont forts », observe le dirigeant, cofondateur avec Caroline Roussel-Maupetit, directeur général délégué.
Dirigeants : Luc-André Granier (président) et Caroline Roussel-Maupetit, directeur général délégué. Effectif : 15 salariés.










