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Languedoc-Roussillon
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BTP
| 30/11/2011

Le L.-R. hérite de la Direction Régions Sud de la nouvelle entité Razel Bec

Laurent Fayat (président de Razel Bec) et Jean-Pierre Martin (ex pdg de Bec Frères, nommé vice-président de Razel Bec) ont annoncé, ce mercredi à La Lettre M à la nouvelle direction régionale Sud (Saint-Georges-d’Orques, Hérault) de Razel Bec, les ambitions du nouveau géant des Travaux Publics (siège à Saclay, dans l’Essonne), à naître début février 2012.

Razel Bec (dg : Jérôme Perrin) regroupe les entreprise Razel, Bec Frères et Cari. « Dans une période pas facile, rassembler ces structures en une seule entité fait sens, a déclaré Laurent Fayat. Razel Bec se caractérise par la diversité de ses interventions : à la fois des petits travaux, de type assainissement, et des grands travaux d’infrastructures (LGV, travaux souterrains, routes, génie civil). » La création du pôle Travaux Publics vise à développer « une offre commerciale globale avec les autres métiers du groupe, en particulier les structures Fondations spéciales, Construction métallique et Electricité ».
Razel Bec devrait dégager en 2012 environ 750 M€ de CA, pour 5 500 salariés. Le carnet de commande est évalué à 1,1 Md€.
Gilles Patrosso (en photo), 44 ans, natif des Alpes de Haute-Provence, est nommé directeur de la Direction Régions Sud, basée à Saint-Georges-d’Orques (actuel siège social de Bec Frères), et dg adjoint de Razel Bec. Le site de Saint-Georges-d’Orques emploie 200 salariés, en incluant Bec Construction, dirigé par Bruno Leverger, et dont le CA a doublé en deux ans, atteignant aujourd’hui 30 M€. Thierry Lorillon, président de la FRTP L.-R. et de la cellule économique régionale du BTP, ex-directeur général adjoint de Bec Frères, est nommé directeur du développement durable de Razel Bec. Le CA de la direction Sud passera de 150 M€ à 220 M€ en 2012. Rayonnant sur les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes et Paca, elle englobe les agences de Nice, Marseille, Montpellier, Perpignan, Toulouse, Bordeaux et Lyon. Razel Bec réalise en TP en L.-R. environ 50 M€ de CA (hors grands travaux). L’agence Languedoc est dirigée par Dominique Poncet et l’agence Roussillon (Perpignan) par Jean-Pierre Vittu.
Pour Laurent Fayat, il s’agit d’atteindre une taille critique, à la fois pour s’attaquer à des marchés plus importants et pour faire face à la crise. « Nous craignons une baisse du marché en 2012. Nous sommes dans un métier cyclique, avec de fortes amplitudes entre le haut et le bas. Et les projets sont de plus en plus complexes. Il nous faut des ressources, des réserves, pour être en capacité de passer des périodes difficiles. » D’autant plus, ajoute Jean-Pierre Martin, qu' « il peut y avoir des aléas importants. La taille de Razel Bec fait que ponctuellement, on pourra mieux supporter un gros accident. Dans les TP, certains affaires peuvent mal se passer ! » L’idée est aussi de s’attaquer à des marchés en facial à des marchés plus importants : « Avant, on soumissionnait des lots compris entre 50 M€ et 100 M€. Aujourd’hui, l’échelle est bien plus importante. D’où l’importance d’être plus forts en étant regroupés. C’est l’effet des PPP (partenariats public-privé, NDLR), et plus globalement les souhaits des maîtres d’ouvrage. »

Le dédoublement de l’A9 et le CNM attendus de pied ferme

Dans la nouvelle organisation, Jean-Pierre Martin insiste sur « la complémentarité entre les équipes grands travaux et l’activité multi-métiers des agences ». Une antenne « grands travaux » est maintenue à Montpellier. En L.-R., le dédoublement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier (800 M€, ASF) et le contournement de Nîmes et Montpellier (CNM, environ 2 Md€) sont attendus avec impatience. Pour le CNM, Vinci est mandataire d’un groupement comprenant notamment des entreprises régionales telles que Bec, et est opposé en « finale » à Bouygues TP. Le lauréat sera désigné par RFF début 2012. La force de la candidature de Vinci, d’après Jean-Pierre Martin : « On est entraînés, puisqu’on est déjà lauréat de la ligne SEA (Tours-Bordeaux). On a un savoir-faire en termes de solutions techniques. Pour le CNM, nous avons fédéré dans notre groupement des entreprises très importantes localement, comme NGE et Buesa. » Après le choix du lauréat, il faudra encore attendre la signature de la convention définitive de financement pour lancer les travaux préparatoires. « Le déclenchement du CNM n’est pas encore acquis à 100 %. Il y aura environ six mois au moins entre la désignation du lauréat par RFF et cette signature », a souligné Laurent Fayat.
Concernant l’autoroute A9, les entrepreneurs jouent le pragmatisme. « La décision politique (dédoublement long, ndlr) a été prise. Mais pour l’instant, rien n’est sorti en appels d’offres. A nos yeux, il est important que l'A9b reste dans le cadre de la DUP, ce qui est le cas. On espère un lancement des consultations en 2012. »
Pour le financement de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP, environ 6 Md€ pour 150 km de ligne mixte), Laurent Fayat est circonspect : « A court et moyen terme, financer ce type de projets va être très compliqué, vu la crise financière et les difficultés de financement des collectivités locales. Pour deux ou trois mois, les tours de table financiers de SEA et BPL (Bretagne Pays de la Loire) ne passaient pas. Ils ont été signés dans le bon créneau, juste avant l’aggravation de la crise. » Recourir à une concession pour la LNMP ? « 150 km en concession, c’est peu jouable. Il faudrait que la concession soit adossée au prolongement vers l’Espagne. »
N°4 du BTP français, le groupe Fayat possède un réseau de cent filiales, emploie 18 000 collaborateurs à travers le monde et dégage plus de 3 Md€ de CA en 2011 (pour 2,7 Md€ en 2010).

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