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| 18/12/2020

Le Grand Pic Saint-Loup en manque de foncier

Habitants, élus et entrepreneurs de la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup (36 communes) ont jusqu'au 15 janvier pour partager leurs idées sur mongrandpicsaintloup.fr. « Ensuite, il n’y a pas de date limite pour tracer la feuille de route économique du mandat (qui se termine en 2026, NDLR) », explique à La Lettre M Alain Barbe, président de la collectivité et maire des Matelles. Un retard à l’allumage causé par la crise qui bouscule un tissu économique composé à 98 % de TPE, dans l’artisanat, la restauration, le tourisme…

Manque de foncier

Comme sa voisine Montpellier Méditerranée Métropole, la collectivité rurale manque de foncier. « Nos ZAE sont bien remplies. Le dernier schéma de cohérence, très contraint, n’a pas laissé beaucoup d’espaces pour la création de nouvelles zones », reconnaît Alain Barbe, ajoutant que le territoire constitué principalement de bois et massifs le limite dans ses marges de manœuvre. Mais pas de quoi décourager ses équipes qui planchent sur « une ZAE autour des nouveaux métiers dans les nouvelles technologies, le climat, le développement durable », annonce le président. En outre, deux ZAE sont en cours de commercialisation. À l'Ecoparc de Bel Air à Vailhauquès (50 ha), « nous ne sommes pas en phase avec le prix proposé par une entreprise de la santé. Ce sera bouclé en 2021 », assure Antoine Martinez, vice-président chargé du développement économique et dirigeant de L’Ébénisterie (quatre salariés, Saint-Gély-du-Fesc). À La Liquière de Saint-Martin-de-Londres (8 ha, artisanat), « quatre lots sur 17 ont été commercialisés depuis mars et la demande est supérieure à l’offre », observe-t-il.

Aide à l’immobilier d’entreprise

Sur les 13 ZAE communautaires, « quatre ont besoin d’être requalifiées car vieillissantes », détaille Antoine Martinez. Il s'agit de : Les Avants à Saint-Mathieu-de-Tréviers (19 ha, industrie), Assas Teyran (1,5 ha, artisanat), Plaine de Lacan à Sauteyrargues (5 ha, artisanat) et Trifontaine à Saint-Clément-de-Rivière (20 ha, commerce). Enfin, autre chantier : un programme d'aide à l’immobilier d’entreprise doit voir le jour en 2021 pour de la réhabilitation ou de l'acquisition foncière. Ces subventions communautaires seront complémentaires de celles de la Région.

Mutualisation des services

Dans le même temps, la collectivité se met en ordre de bataille pour préparer le rebond. « Nous voulons renforcer la mutualisation des services, pour un meilleur partage des connaissances et de matériels », illustre Alain Barbe. La mission est confiée à Françoise Matheron, maire de Saint-Bauzille-de-Montmel et donc vice-présidente chargée de la mutualisation et de l’aide aux communes. Celles-ci font face à autre défi « La pression immobilière existait avant la crise, mais depuis la fin du premier confinement, les ventes sont encore plus rapides », témoigne Alain Barbe. « Dans ma commune de Sainte-Croix-de-Quintillargues, les prix ont augmenté de 15 % en trois ans », complète Antoine Martinez. Les nouveaux habitants viennent principalement des grandes villes, Montpellier en tête. Parmi eux, des salariés pouvant travailler à distance... D'où cette idée de multiplier les espaces de coworking. Pour l'instant, il n'y en a qu'un seul, à Claret.

 

Cyril Peter / peter@lalettrem.net
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