Le gouvernement appelle les entreprises à recourir davantage au télétravail
Lors de son allocution le 4 février, le Premier ministre Jean Castex a affirmé que le télétravail est « un levier très puissant que nous n’utilisons pas suffisamment pour freiner l’épidémie ». Alors qu’il est la règle depuis début novembre pour toutes les activités qui le permettent – c'est-à-dire 5 jours sur 5 lorsque cela est possible –, le recours au télétravail s’érode depuis fin novembre, note la ministre du travail Élisabeth Borne. Par exemple, seuls 30 % des salariés qui pourraient télétravailler à 100 % le font, contre 45 % en novembre. Pourtant, le recours au télétravail, partiel ou total, réduit le risque de contamination, respectivement de 20 et 30 %, indique la ministre.
Certains secteurs se sont particulièrement relâchés : la communication (-10 points), la banque et assurance (-8 points), l’informatique (-6 points), ou encore l’immobilier (-4 points). La ministre du Travail convoquera dès le début de la semaine prochaine les représentants de ces branches d’activité afin de trouver des solutions.
L'inspection du travail mobilisée
Elisabeth Borne demande aux entreprises de se concentrer sur « deux priorités » : réduire la part des salariés qui ne télétravaillent pas du tout (un tiers des salariés qui pourraient télétravailler ne le font pas) et rajouter au moins un jour de télétravail par semaine à ceux qui travaillent déjà en partie à domicile. La possibilité de revenir en entreprise un jour par semaine reste d’actualité, mais uniquement pour les salariés qui souffrent d’isolement et qui en feraient la demande.
La ministre a prévenu que l’inspection du travail, qui a effectué plus de 65 000 interventions depuis le début de la crise sanitaire pour vérifier le respect des règles sanitaires en entreprises, s’assurera désormais de la bonne application des règles relatives au télétravail.
À noter par ailleurs la confirmation par Elisabeth Borne, le 5 février sur l'antenne de France Bleu Paris, que le dispositif de chômage partiel, avec prise en charge de l'État à 100 %, serait maintenu pour les établissements fermés administrativement « aussi longtemps que nécessaire ».










