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Agri - Agro / Industrie
| 27/10/2020

Le Gard rhodanien n'accueillera pas le futur projet industriel de Poppies

Déjà installé dans le département, au travers de sa filiale Berlidon* spécialisée dans le donut conçu en marque blanche, le groupe Poppies écarte pourtant le Gard des territoires candidats à l'accueil de son futur projet industriel. Le boulanger belge souhaite en effet installer, sur un terrain de 30 000 à 40 000 m2, deux nouvelles lignes de production et créer une centaine d'emplois. « La décision a été prise rapidement, explique Luc Jeanpierre, directeur de l'usine Berlidon, à La Lettre M. Les lignes de production doivent être opérationnelles au quatrième trimestre 2021 et, malgré la bonne volonté des acteurs publics, nous n’avons pas de foncier de cette taille disponible immédiatement (dans le Gard rhodanien, NDLR). »
Autres facteurs en défaveur de la candidature gardoise : les difficultés de recrutement - « j'ai déjà 12 postes de conducteurs de ligne ouverts actuellement et qui restent à pourvoir » - et la localisation géographique de l’usine de Laudun. « Une grande partie de notre export étant réalisée en Europe du Nord, il n’était pas forcément pertinent de jeter notre dévolu sur un site dans le sud de la France », ajoute le dirigeant. Ainsi, le projet industriel devrait voir le jour soit en Belgique, soit aux Pays-Bas.

Investissements et embauches
Pour autant, parallèlement, Berlidon poursuit ses investissements et recrute. « En 2020, nous avons consacré 3,5 M€ à l’extension de notre bâtiment, avec la création d’un laboratoire de qualité R&D, ainsi que des locaux sociaux, salle de pause…, précise Luc Jeanpierre. Les travaux devraient s’achever dans six semaines. » Berlidon prévoit aussi d’injecter 2,8 M€ en 2021 pour installer des groupes de froid au sein de son bâtiment technique et, ainsi, rendre le local conforme aux futures normes européennes qui entreront en vigueur dans les années à venir.
Enfin, sur 2021 et 2022, 3 M€ supplémentaires seront investis dans du matériel de production plus performant et des robots de palettisation complémentaires. « Depuis 2009, 35 M€ ont été investis dans l’usine et 140 emplois créés », résume le directeur. Sur le plan de l’emploi, Berlidon continue de se développer : « Nous aurions besoin de vingt personnes en plus courant 2021 ». Luc Jeanpierre recherche notamment des conducteurs de ligne (12) et des assistants chefs d’équipe (4).

CA stable malgré la crise sanitaire
Ces annonces, d’investissements et de recrutements, traduisent une bonne résistance de l’entreprise à la crise sanitaire. « Nous avons eu deux mois difficiles avec un chiffre d’affaires divisé par deux, précise toutefois le directeur. Soit une perte d’activité de l’ordre de 4 M€. » Au final, le CA annuel devrait ressortir à 48 M€ cette année, stable par rapport à 2019. Pour 2021, Berlidon table sur un CA de 54 M€. « Le gros point d’interrogation, c’est l’impact de la crise de la Covid-19 en Europe dans les mois à venir. », poursuit Luc Jeanpierre. Berlidon réalise 90 % de son CA à l’export.

*240 CDI, 60 intérimaires ETP, CA 2020 : 48 M€, Laudun.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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