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Energies
| 13/12/2017

Le démantèlement nucléaire, un secteur d’avenir

« Il faut préparer maintenant les futures générations à relever les défis passionnants du démantèlement et de l’assainissement nucléaire ». Le message de Philippe Correa, directeur de l’INSTN (institut national des sciences et techniques nucléaires) est clair. Les besoins sont là, il faut donc former les ingénieurs et techniciens de demain, notamment en intégrant le numérique, mais aussi savoir les attirer. Hervé Ridoux, directeur général de Nuvia France (Aix en Provence – 13) le confirme : « la filière nucléaire pâtit d’une image négative et au sein même du nucléaire, le démantèlement ne séduit pas. On lui préfère souvent les projets de création ou de maintenance des sites. » Ce n’est donc pas un hasard si la formation est l’une des principales thématiques pour cette 5e édition des Assises du démantèlement, les 13 et 14/12 à Marcoule (30). Un sujet d’autant plus fondamental que les besoins sont réels : d’ici à 2030, on estime que le marché mondial du démantèlement nucléaire représentera 220 Md€. Sur le site de Marcoule, le CEA (commissariat à l’énergie atomique) compte 1.500 salariés. Et les moyens sont là : le budget annuel du CEA est de 540 M€ et ses dépenses annuelles dans l’économie locale de 300 M€. « La plus grande partie de son budget est dédiée aux activités de démantèlement » explique Philippe Guiberteau, directeur du CEA Marcoule et président du PVSI (pôle de valorisation des sites industriels, création en 2014), organisateur des Assises. L’autre thématique abordée lors de ces Assises du démantèlement, le 14/12, c’est l’international. Professionnels du secteur, espagnols, britanniques et japonais (travaillant sur le démantèlement du site de Fukushima), partagent leurs expériences et techniques. Une façon d’entrevoir les perspectives de la filière au niveau mondial. En Occitanie, la filière du nucléaire emploie 13.000 personnes. Le site de Marcoule est l’un des plus importants pôles d’assainissement et de démantèlement au niveau mondial.

En plus des conférences, le programme de cette 5e édition des Assises du démantèlement comprend des tables rondes et des rendez-vous d’affaires dédiés à la filière du nucléaire réunissant 300 participants et 120 entreprises, dans les locaux de l’ICSM*, centre de Marcoule à Bagnols-sur-Cèze (30). * Unité Mixte de Recherche (UMR 5257) entre le Commissariat à l'Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA), le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l'Université Montpellier (UM) et l'Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier (ENSCM). 

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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