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Languedoc-Roussillon
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Transports - Logistique
| 7/01/2011

Le contournement Nîmes-Montpellier à l’heure de vérité

Claude Baland, préfet de la région L.-R., a résumé, vendredi 7 janvier, lors de ses vœux à la presse, l'enjeu du comité de pilotage du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, jeudi 13 janvier en préfecture. « Les partenaires financiers se voient le 13 pour essayer de conclure la convention de financer et de lancer la phase de dialogue compétitif entre RFF et les trois groupements candidats (Vinci Concessions, Bouygues TP, Eiffage). »
Les services du préfet ont concédé que le coût prévisionnel du projet (1,6 Md€, valeur 2007) devrait être revu à la hausse : « Lors de l'ouverture des plis il y a quelques mois, nous avons eu une mauvaise surprise. Les prix proposés étaient plus élevés que prévu. Le prix de 2 Md€ se situe dans la fourchette haute. Claude Liebermann (« Monsieur Financement » du projet, NDLR) négocie en ce moment avec les collectivités pour trouver le point d’équilibre entre un coût du projet raisonnable et des fonctionnalités maîtrisées. »

Les Gardois rassurés

Le conseil général du Gard, qui redoutait que l’étoile ferroviaire nîmoise soit sacrifiée, a visiblement été entendu par l’Etat. « La résistance gardoise a payé, a déclaré ce vendredi 7 janvier Jean Denat, vice-président du conseil général du Gard, délégué aux infrastructures et aux déplacements. La fermeté et la détermination de Damien Alary ont surpris. L’Etat ne fera pas d’économie dans le Gard. » Afin de mettre le département sur « les rails d’une véritable politique de déplacement et de transport en commun en cohérence avec la région et les agglomérations de Nîmes et d’Alès », le Département du Gard dit avoir obtenu de l’Etat de réaliser le projet conformément au protocole d’accord signé en 2008 et à l’accord de financement de décembre 2009.

Le CG 30 engagera 34,6 M€

Cet accord initial, appelé « projet de référence », fixait une participation à hauteur de 34,6 M€. « On avait déjà emprunté 18,6 M€ à la Caisse des Dépôts, a indiqué Damien Alary, mais nous n’aurions pas engagé les 34,6 M€ si le projet initial n’avait pas été respecté ». Le conseil général du Gard aurait par ailleurs obtenu des garanties sur « la modernisation de la ligne Nîmes-Alès, l’accélération des études pour la mise en œuvre de réouverture aux trafics voyageurs de la ligne rive droite du Rhône, la modernisation de la ligne Alès-Bessèges dans le futur contrat de projet » ou encore « le raccordement entre la ligne nouvelle et la ligne entre Nîmes et Le Grau du Roi », a aussi indiqué Damien Alary.
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