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Pyrénées-Orientales
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Institutions
| 13/02/2012

Le conseil général des P.-O. investit 93 M€ en 2012

Lundi 13 février, l’assemblée départementale des P.-O. a adopté son budget primitif 2012, qui s'élève à 630,6 M€, dont 173 M€ en investissement et 457,1 M€ en fonctionnement (budget consolidé : 671,4 M€). Robert Garrabé, « ministre des finances », selon la présidente Hermeline Malherbe, a expliqué les grandes lignes et les équilibres budgétaires 2012. Il a annoncé un plus de 93 M€ de dépenses d'équipement, dont 7,7 M€ consacrés aux collèges, 34,7 M€ aux routes, 2 M€ à Thémis ou encore 3,4 M€ aux aides à la pierre. « Ce budget d’investissement se veut générateur et stabilisateur d’emplois. Les collèges et les routes permettent de stabiliser 500 emplois », affirme le conseiller général, qui qualifie ce budget de « réaliste et dynamique dans un contexte économique difficile. Le budget n’a jamais été aussi contraint. Nos recettes sont très dépendantes de la création de richesses économiques. Notre seul levier fiscal est la taxe sur le foncier bâti. »
Taxe sur le foncier bâti : + 1 %
La présidente du conseil général des P.-O. a annoncé une hausse de 1 % de la taxe sur le foncier bâti. Le produit de cette taxe, qui bénéficie d’un élargissement de bases de 1,8 %, rapportera 112,7 M€. Selon Hermeline Malherbe « cette hausse de 1 %, qui représente 1 M€, correspond à l’impôt Sarkozy. C’est le montant de participation réclamé par l’Etat aux collectivités territoriales pour financer la dette, soit 200 M€ au niveau national. »
250 M€ consacrés à la solidarité
Plus de 250 M€ sont consacrés aux dépenses de solidarités. « Jeunesse et solidarités sont les deux piliers de la politique départementale », assure la présidente du conseil général. 111,4 M€ seront consacrés aux plus jeunes et aux plus fragiles. Les aides en faveur des personnes âgées (APA, 52 M€) et du handicap (18,5 M€) augmentent respectivement de 6 % et 5 %, tandis que le RSA atteint 101 M€ (+ 2 %). « Les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées avec une croissance de 2,5 %, malgré une croissance des dépenses de solidarité de + 4,5 % », note Robert Garrabé. Selon lui, « 95 % des dépenses de fonctionnement sont exécutées. » « Le budget des collectivités locales est pénalisé par les conséquences de la politique du gouvernement », affirme le conseiller général PC Jean Vila. « Croire que les investissements des collectivités locales vont continuer à relancer l’emploi et la croissance, c’est se tromper. » « Selon le compte administratif 2011, le gouvernement doit à la collectivité 143,9 M€ depuis 2002, affirme le maire PS de Collioure, Michel Moly. Cela financerait cinq collèges et gymnases
18,1 M€ en soutien à l’économie
Robert Garrabé confirme que « les dépenses non obligatoires telles que l’économie ou le tourisme seront maintenues. Cela est possible grâce à une rationalisation des dépenses de fonctionnement. » L’institution poursuivra donc ses interventions en faveur de l'agriculture (2,5 M€), du tourisme (3,1 M€), du commerce et de l'artisanat (12,5 M€). Les aides directes aux communes atteindront 17,5 M€. L’institution, qui bénéficie d’une capacité d’autofinancement nette de 30,8 M€, fera tout de même appel à l’emprunt (32 M€). Selon Robert Garrabé, « l’encours de la dette, qui était de 180 M€ en 2010, atteindra 140 M€ fin 2012. » Les charges de personnel sont stables à hauteur de 93,8 M€ (91,94 M€ en 2011).
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