Le CIC Sud Ouest se réorganise
Finies les directions régionales Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Aquitaine-Nord et Adour-Pyrénées. Une nouvelle organisation est en vigueur depuis ce début d’année au sein du CIC Sud Ouest (siège : Bordeaux). « Nous restons une banque régionale, organisée en trois directions de marchés : banque privée, grand public et entreprises. Cela permet d’une part de gagner en compétence sur chaque métier, avec des équipes spécialisées, et d’autre part, de donner une plus grande autonomie de décision aux directeurs d’agences », résume Patrice Cauvet, directeur général du CIC Sud Ouest. À la tête de ces trois directions de marchés : Laurent Seilhean (grand public), Jean-François Compeyrot (banque privée) et Christelle Dantras (entreprises)
Présent dans 19 départements de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie, le CIC Sud Ouest emploie 1 731 personnes au sein de 242 points de vente grand public, 11 agences dédiées aux PME, 2 aux grandes entreprises et grandes et moyennes entreprises, 4 à la banque privée et 4 à la promotion immobilière. « Ce réseau est assez stable, même s’il fait l’objet de quelques ajustements. Nous allons par exemple bientôt (en juin prochain, NDLR) ouvrir une nouvelle agence à Balaruc-les-Bains (34) », illustre Patrice Cauvet.
Au niveau national, le CIC compte plus de 5 M de clients, 20 000 collaborateurs (2 000 agences) et dégage un résultat net comptable de 1,288 Md€. Filiale du groupe Crédit Mutuel, il est à ce titre engagé dans un vaste plan de transformation, baptisé ensemble#nouveaumonde. Cette stratégie 2019-2023 était présentée le 23 janvier dernier au centre de congrès de Diagora (Labège – 31), à quelque 800 collaborateurs et élus mutualistes du groupe. « Il s’agit de notre 28e étape, sur les 32 que prévoit le lancement de ce plan dans toutes les régions françaises », indique à La Lettre M Nicolas Théry, président du groupe Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Trois priorités ont ainsi été définies pour les cinq ans à venir : la relation client, l’engagement des salariés et l’innovation technologique. Concrètement, le groupe entend par exemple former 100 % de ses 70 000 collaborateurs aux évolutions de ses métiers, diminuer son empreinte carbone d’au moins 30 % ou encore investir 350 M€ dans ses infrastructures techniques et 1,2 million de jours/hommes dans des développements technologiques. « Analyseurs d’emails, assistants virtuels, etc. : depuis deux ans, l’industrialisation de l’intelligence artificielle a permis des gains de productivité sans supprimer d’emplois », assure Nicolas Théry.
D’un point de vue financier, le groupe s’est fixé pour objectifs un PNB (l’équivalent de son chiffre d’affaires) en croissance annuelle de 3 % et un résultat net supérieur à 4 Md€ (2,4 Md€ au 31/12/2017). Pour y parvenir, la diversification des activités du groupe va s'accélérer. Déjà présent sur le segment de la téléphonie mobile, le Crédit Mutuel a lancé, en décembre, une offre de box triple play (internet, téléphonie fixe et télévision), en partenariat avec SFR. Des développements dans le secteur de l’immobilier ancien sont également envisagés. « Notre stratégie reste multiservices. D’ailleurs, l’assurance représente déjà moitié de nos résultats », rappelle Nicolas Théry.

Nicolas Théry, président du groupe Crédit Mutuel Alliance Fédérale










