Le conseil général du Gard a voté, jeudi 16 décembre, un budget principal 2011 de 887,9 M€, en hausse de 2,6 % par rapport au budget 2010. Le volet investissement, en baisse, s’établit à 170,5 M€, le fonctionnement, en hausse, à 717,3 M€. Cet alourdissement des dépenses de fonctionnement est dû, selon l’exécutif de la collectivité, au « contexte socio-économique » (les dépenses sociales représentent 55 % du budget, avec 459 M€), et au transfert des agents de l’équipement. « La maîtrise des dépenses de fonctionnement conjuguée à la reprise encore modeste des droits de mutation (66 M€ contre 51 M€ en 2010) permet, selon le conseil général, de maintenir le niveau des investissements (149 M€ contre 154 M€ en 2010) ». Le Département déplore une « réduction » de son autonomie fiscale, avec la suppression de la taxe professionnelle. Seule ressource directe, désormais : la taxe sur le foncier bâti. Le rapporteur du budget, Lucien Affortit, note que « notre endettement par habitant est inférieur à la moyenne nationale, avec une dette de 247,8 M€ ». La collectivité empruntera 119,6 M€ en 2011. Le budget consolidé de la collectivité s’établit à 1 049 M€, dont 774,6 M€ en fonctionnement et 247,8 M€ en investissement. La fiscalité fera l’objet d’une augmentation « modérée, de l’ordre de l’inflation, et qui sera votée au printemps ». Près de 20 M€ sont consacrés, dans le budget, à l'agriculture et au développement économique, dont 3,4 M€ en investissement.
Bois de Minteau : accord foncier le 22
Le conseiller général UMP Franck Proust a fustigé, lors du débat précédant le vote du budget, « la tristesse et le manque d’ouverture de (la) politique départementale qui tourne en rond ». L’élu a notamment critiqué la hausse du budget communication, celle des dépenses de personnel, et la nouvelle doctrine des garanties d’emprunt de la collectivité pour la réalisation de logements sociaux. « Pour le territoire de l’agglomération nîmoise, jsuqu’à présent les opérations des bailleurs sociaux étaient garanties à 50 % par Nîmes-Métropole et 50 % par le conseil général du Gard. Ce retrait du Département va faire reporter le risque sur les communes et les EPCI ». Au passage, l’élu, chargé du développement économique à l’Agglo de Nimes, a éreinté le « projet interminable du Bois de Minteau ». « J’attends vos informations surtout quant à l’accessibilité de cette zone économique qui, à mon sens, en l’état actuel des choses, la condamne par avance tant que les ASF ne donneront pas un accord de desserte ». Réplique de Damien Alary : « Ce projet avance. Nous allons signer la maîtrise du foncier, pour 5,5 M€, le 22 décembre. Les études pré-opérationnelles sont lancées et nous constituons le dossier de Zac. Quant à la desserte, nous y travaillons, rien n’est laissé au hasard. »
Alary candidat à Nîmes en 2014
Le président du conseil général a également répondu, point par point, aux attaques de son opposant : « Nos dépenses de communication représentent 1,8 € par habitant. Pour la ville de Nîmes, c’est 18,6 € par habitant ! » Raillant la défaite à la CCI de Nîmes d’Henry Douais, président de la CGPME du Gard et élu dans l’équipe de Jean-Paul Fournier (« chaque fois que vous soutenez quelqu’un, vous le faîtes perdre ! »), Damien Alary a confirmé son intérêt pour les municipales de 2014 à Nîmes. « Mon ami Dominique Strauss-Kahn part en bateau. Le temps qu’il arrive à l’Elysée, je serai presque arrivé à Nîmes, à pied ». Il s'est étonné « que M. Fournier dise : "j'aimerais avoir Alary en face de moi ou je n'y vais pas". Ce n'est pas sérieux ! »