Le budget 2024 du Département impacté par la crise de l'immobilier
La remontée des taux d’intérêt, l’inflation et la baisse des transactions dans l’immobilier vont impacter les recettes du Département de l’Hérault prévient Kléber Mesquida, président de la collectivité héraultaise, le 14 novembre lors du débat d’orientation budgétaire. Également confronté à la demande de l’État faite aux collectivités de maîtriser leurs dépenses et à des mesures telles que l’augmentation du point d’indice ou la revalorisation du RSA, l’élu évoque aussi « l’incertitude et la complexité croissante des ressources départementales ». De fait, le Département prévoit un recul des dépenses d’investissement de 14,1 % l’an prochain (251 M€) et une hausse de 5 % de ses dépenses de fonctionnement (1,48 Md€).
Baisse des recettes
Le montant des recettes 2024 – 1,62 Md€ (+ 1,4 %) – sera par ailleurs inférieur à celui des dépenses, soit 1,73 Md€ (- 3,3 %). Illustration de ce recul des recettes lié au contexte économique avec le repli des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) estimés à 270 M€, contre 357 M€ perçus en 2022, « en raison du marché immobilier fortement impacté par la hausse des taux d’emprunt », précise la collectivité. Concernant les principaux postes d’investissement programmés en 2024, le Département évoque les travaux liés à la réduction de l’impact environnemental de ses bâtiments administratifs et collèges, les opérations relatives aux infrastructures routières, chiffrées à 65 M€, et le soutien aux collectivités départementales (communes, intercommunalités…).











