Languedoc-Roussillon
BTP
Le bâtiment devrait détruire 3 000 emplois en 2010 dans l’Hérault
Après la perte de 1 000 emplois en 2009 (essentiellement des intérimaires), Patrick Ceccotti, président de la Fédération du Bâtiment de l’Hérault, a annoncé, vendredi matin à Montpellier, une baisse d’activité d’environ 10 % (contre 3 % au niveau national) et la destruction d’environ 3 000 emplois pour 2010.
Principal motif d’inquiétude : la baisse des prix se poursuit, « jusqu’à -15 %. Nos marges dans le bâtiment devraient être entre 1 à 4 %, ce n’est jamais plus. Mais comment peut-on travailler à des niveaux de prix aussi bas ? Ces prix sont suicidaires. »
Principal motif d’inquiétude : la baisse des prix se poursuit, « jusqu’à -15 %. Nos marges dans le bâtiment devraient être entre 1 à 4 %, ce n’est jamais plus. Mais comment peut-on travailler à des niveaux de prix aussi bas ? Ces prix sont suicidaires. »
Au banc des accusés : un recours « légal mais déloyal à une main-d’œuvre étrangère low-cost », via des contrats de sous-traitance ou des sociétés d’intérim. « La PME citoyenne est confrontée à de nouvelles organisations, qui ne paient pas les mêmes charges, viennent faire des coups sans assurer le SAV et ne respectent pas les règles d’hygiène et de sécurité. »
Ces entreprises aux effectifs restreints (2 à 3 salariés) fleuriraient dans l’Hérault, selon Patrick Ceccotti. Or, pour Bertrand Sablier, délégué général de la FFB, « la sous-traitance totale est interdite dans les marchés publics. On ne peut pas confier un marché à une entreprise qui n’a pas le personnel d’exécution. » Pour Patrick Ceccotti, « ces structures prennent de plus en plus de parts de marché, notamment pour les constructions de logements sociaux, qui sont des marchés simples, peu techniques. C’est inquiétant. L’emploi au pays est menacé. »
Ceccotti interpelle le préfet Baland
Le président de la FFB de l’Hérault interpelle le préfet Claude Baland : « Nous avons essayé de l’alerter plusieurs fois, pour qu’il interpelle les donneurs d’ordre public via une circulaire. Nous avons du mal à nous faire entendre. » Les préfets du Gard et des P.-O. ont envoyé des lettres aux collectivités et offices HLM.
Dans les P.-O., la lettre date du 1er juin : « Les prix sous-évalués par rapport aux prestations à réaliser comportent des risques multiples : une qualité des prestations moindre, une exécution partielle des prestations, la nécessité d’engager un contentieux, des atteintes au jeu de la concurrence, indique le préfet. Afin d’éviter ces conséquences dommageables pour l’ensemble des acteurs économiques, je vous recommande la plus grande vigilance dans la mise en œuvre du jugement des offres présentées ainsi que le rejet des offres anormalement basses. »
Patrick Ceccotti précise : « L’offre la moins chère ne doit pas forcément être rejetée. C’est l’offre anormalement basse, elle, doit l’être. » Les loueurs et vendeurs de matériel de construction ont vu leur activité chuter « de 65 % en un an », a-t-il conclu.
Dans les P.-O., la lettre date du 1er juin : « Les prix sous-évalués par rapport aux prestations à réaliser comportent des risques multiples : une qualité des prestations moindre, une exécution partielle des prestations, la nécessité d’engager un contentieux, des atteintes au jeu de la concurrence, indique le préfet. Afin d’éviter ces conséquences dommageables pour l’ensemble des acteurs économiques, je vous recommande la plus grande vigilance dans la mise en œuvre du jugement des offres présentées ainsi que le rejet des offres anormalement basses. »
Patrick Ceccotti précise : « L’offre la moins chère ne doit pas forcément être rejetée. C’est l’offre anormalement basse, elle, doit l’être. » Les loueurs et vendeurs de matériel de construction ont vu leur activité chuter « de 65 % en un an », a-t-il conclu.










