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Languedoc-Roussillon
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Energies
| 13/05/2011

L’ASN publie le bilan 2010 de ses opérations de contrôle

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a présenté le 12 mai à Montpellier le bilan 2010 de ses opérations de sûreté nucléaire et de radioprotection en Languedoc- Roussillon. Réalisés par la division de Marseille, l’une des onze divisions territoriales de l’ASN, ces contrôles au nombre de 61, ont été effectués sur l’ensemble du parc régional comprenant les installations nucléaires de base (36 inspections), les activités de transport de substances radioactives (3) et les installations « nucléaires de proximité » (22). Concernant la première catégorie (installations nucléaires de base), l’ASN fait état d’une progression de la sûreté et de la radioprotection au centre CEA de Marcoule (Gard). L’autorité constate notamment que le CEA s’est engagé à réaliser des travaux importants pour améliorer la sûreté de ses installations, même si elle « restera vigilante à ce que les engagements pris soient respectés dans les délais et qu’ils soient suivis d’effets concrets sur le terrain ». Une attention particulière sera également portée sur la stratégie de démantèlement de l’installation Phénix.
Contrôles renforcés sur l’unité Centraco de Codolet
Toujours à Marcoule, l’ASN devrait instruire prochainement le dossier de création d’une nouvelle unité de stockage de déchets porté par le CEA (unité Diadem – mise en service prévue en 2014). Concernant l’unité Melox du groupe Areva (Marcoule), l’ASN a maintenu sa démarche de contrôle renforcé engagée en 2009 sur l’installation de production de combustibles nucléaires. « La radioprotection du personnel reste une priorité de contrôle forte » précise l’ASN. Autre unité contrôlé, Centraco (groupe EDF) à Codolet (Gard). Cette « centrale nucléaire de traitement et de conditionnement » qui a fait l’objet d’un régime de contrôle renforcé « progresse en terme de rigueur d’exploitation » selon les inspecteurs de l’ASN qui constatent « des améliorations significatives dans la tenue du référentiel du plan d’urgence interne. » Enfin, l’ASN a demandé à l’exploitant de l’unité Comurhex (groupe Areva) basée à Malvesi (Aude) de proposer des solutions de gestion à long terme des déchets radioactifs entreposés sur le site avant de faite état d’une « progression » de la connaissance de l’impact radiologique de l’installation.
Gérer l'après Fukushima
Dans le domaine des installations nucléaire de proximité, l’ASN a procédé au contrôle des services de radiothérapie, de médecine nucléaire, des services d’imagerie médicales et des doses moyennes qui y sont délivrées et des laboratoires de recherche. Autorité administrative indépendante, l’ASN est chargée du contrôle des activités nucléaires civiles en France. Enfin, dans le domaine du transport de substances radioactives, la division de Marseille a mené trois inspections en L.-R., « dont une chez un petit transporteur qui a permis d’identifier des actions de progrès concernant le respect du programme de protection radiologique ». Par ailleurs, suite à l’accident de Fukushima (Japon), l’ASN a décidé d’adopter douze nouvelles prescriptions visant à renforcer les dispositifs de sûreté mis en place par les exploitants à la lumière des événements liés à cette catastrophe.
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