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Région Occitanie
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Immobilier
| 27/02/2018

Lancement de l'association “Habitat social en Occitanie“, sur fond de contraintes budgétaires

Officiellement installée le 27 février, l'association Habitat social en Occitanie est issue du rapprochement entre l'Uro (Union régionale des organismes HLM) Habitat Languedoc-Roussillon et l'USH (Union sociale pour l'habitat) Midi-Pyrénées. Présidée par Jean-Michel Fabre, représentant de l'ex-USH MP (vice-président : Robert Cotte, ex-Uro habitat), la nouvelle entité fédère 51 bailleurs sociaux régionaux, représentant 276 050 logements sociaux et 504 000 locataires. Cette nouvelle association va fédérer les deux ex-entités qui changent de nom : Habitat social en Occitanie-Méditerranée (ex-Uro Habitat LR) et Habitat social en Occitanie Midi-Pyrénées (ex-USH Midi-Pyrénées). Habitat social en Occitanie s'est fixé l'objectif de défendre la permanence des financements dédiés à la construction de logements sociaux, la capacité à produire et à accéder au foncier et la dimension d'aménageur public de ses membres. Elle représentera par ailleurs les intérêts du secteur auprès des collectivités. Son siège social est basé à Montpellier et son siège administratif et financier à Toulouse.

À l’issue de la signature, le président et le vice-président témoignent de l’inquiétude des bailleurs sociaux face à la baisse des loyers, la hausse de la TVA… La perte estimée par les bailleurs sociaux est de 121 M€ pour les trois ans à venir. Le modèle économique du secteur s’en trouve déstabilisé. « La réforme et le manque de visibilité au-delà de 2020 est notre premier débat à l’issue de la création d’Habitat Social en Occitanie, indique Jean-Michel Fabre, président. Nous avons devant nous des discussions et des combats à mener avec l’État mais aussi avec la Région, les Départements, les intercommunalités, qui financent aussi les logements sociaux. » Cela va arriver vite, puisque le comité régional du logement se tient la semaine prochaine. « Comment va se tenir ce comité alors que les bailleurs sociaux ne sont pas capables de faire leur budget 2018 et d'avoir une programmation », interpelle le président d'Habitat Social en Occitanie.

Pour Jean-Michel Fabre, « les réponses à l’issue des rencontres avec le préfet et la Caisse des dépôts ne sont pas à la hauteur des inquiétudes. Comme dans toutes les activités économiques, sans la stabilité des règles du jeu, on ne peut pas avancer. » Des bailleurs sociaux prévoient déjà de geler et/ou de retarder des programmes, notamment en Vefa (vente en l’état futur d’achèvement). Les projets en zone rurale et en centre ancien rentrant dans le programmes ANRU (rénovation urbaine), complexes et donc plus coûteux, risquent aussi d’être ralentis car « on sait pas si l’on pourra les payer !, souligne Robert Cotte, vice-président. Ne pas entretenir le patrimoine aujourdhui va reporter les investissements sur les générations futures. »
« L’objectif de l’État est de faire 1,5 Md€ d’économies par an en transférant l’endettement aux bailleurs sociaux, poursuit Jean-Michel Fabre. On nous propose des mesures de compensation qui sont floues ou insuffisantes : allonger les durées de remboursement des prêts Caisse des dépôts, vendre des logements, taxe de compensation, fusionner les organismes. Nous sommes favorables à des alliances. La loi devrait nous permettre de nous regrouper via des comités d’organismes pour mutualiser ds services ou des actions. »

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net et Véronique Coll /coll@lalettrem.net
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