L’agglomération peaufine son image culturelle et économique
Maire d’Auch et président du Grand Auch, Frank Montaugé est depuis plusieurs semaines sur tous les fronts : développement économique et durable, désenclavement routier, rayonnement culturel et touristique…afin de donner plus de visibilité à la cité gasconne et à son agglomération.
La ville d’Auch vient tout récemment de recevoir le grand prix national pour son centre d’innovation et de recherche circassien (CIRC), remis par l’association concours national des villes et des pôles d’excellence. La création du CIRC, un équipement culturel dédié aux arts du cirque, a mobilisé un investissement de 5,9 M€. Depuis son implantation, le CIRC a généré une fréquentation importante (17 000 spectateurs lors de la saison du lancement) et s’est fixé comme objectif de devenir un centre de production international sur les arts du cirque.
Le mousquetaire gascon
pour redorer le blason
Parallèlement, le Grand Auch et la ville poursuivent leur démarche de valorisation des atouts touristiques du territoire, afin d’en générer des retombées économiques. Qui ? Si ce n’est le célèbre mousquetaire gascon, D’Artagnan pour redorer le blason d’une ville légèrement endormie sur son héritage. Etudes marketing, participations collaboratives…. pour s’assurer de la notoriété du légendaire héros gascon. Pas de doute possible, l’image du plus célèbre mousquetaire est non seulement positive, mais en plus elle dépasse largement les frontières hexagonales. Ce mois-ci devrait donc être mis en place une association « D’Artagnan en Gascogne », qui dans un premier temps sera chargée de fédérer les collectivités locales, les acteurs économiques et socio-culturels ainsi que la population. Etape préliminaire avant la tenue à l’automne 2013 d’une assemblée générale, qui lancera la structure chargée de mettre en œuvre les projets. Parmi ceux-ci, outre la coordination d’une offre autour du natif de Castelmore et des mousquetaires, il est évoqué la création d’un lieu dédié à D’Artagnan et plus largement au grand siècle en faisant appel aux récentes technologies.
L’usine biogaz opérationnelle cet été
L’usine de méthanisation Biogaz du Grand Auch, installée sur la zone d’activités de Lamothe et dont la première pierre a été posée en octobre 2012, devrait recevoir ses premiers déchets cet été. Alimentée par les industries agroalimentaires du département telles que Prolainat, Vivadour ou encore la Société Gersoise d’abattage ainsi que par les agriculteurs, éleveurs et viticulteurs, l’usine, dont le coût est de 7,2 M€, devrait d’ici 6 mois recevoir plus de 40 000 tonnes de résidus organiques, qui une fois traités permettront de produire 1,1 million de watts.
La zone aéronautique s’envole
A quelques encablures de Lamothe, la zone aéronautique d’Auch, un terrain de 5 ha relié par un taxiway à la piste d’atterrissage, a déjà accueilli JCB Aéro et depuis novembre dernier l’école de pilotage Sud Aviation Training. Deux entreprises du pôle aéronautique d’Auch, par ailleurs présentes cette semaine au salon du Bourget sur le stand d’Aerospace Valley, et qui seront rejointes sous peu par l’école de formation à la sécurité aérienne (EFORSA). Les équipements se mettent en place sur le site et les premiers stagiaires sont attendus pour novembre 2013. Quant à l’hôtel d’entreprises, susceptible d’accueillir des sociétés dans le domaine de l’aéronautique, il est prévu pour 2014.
Le désenclavement routier
pour aérer la ville
En décembre dernier le tronçon de 8,2 km entre Auch et Aubiet était finalement ouvert à la circulation marquant une étape supplémentaire dans l’aménagement à 2X2 voies de la RN 124 entre Auch et Toulouse. Reste tout de même deux verrous, la déviation de Gimont et le tronçon Gimont- L’Isle Jourdain. Mais c’est sur une autre nationale, également une entrée de ville, la RN 21, que le président de la communauté d’agglomération est intervenu tout dernièrement en soutenant la mise à 2X2 voies concédée de la RN 21 de Limoges aux Pyrénées.
Anne-Marie Véziat










