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Pyrénées-Orientales
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Agri - Agro
| 24/05/2013

L’agglomération de Perpignan entre dans le capital de la SCIC de l’Abattoir

Le conseil communautaire de l’agglomération de Perpignan a adopté, ce 23 mai, l’entrée à hauteur de 20 % dans le capital de la SCIC* (1,5 M€) du futur abattoir de Perpignan qui va se délocaliser sur la zone d’activité économique de Torremilla. Le coût total de l'opération s'élève à 7,7 M€, dont 3,36 M€ de subventions publiques : Europe, Etat, Région, CG 66, Ville et Agglo. L’agglomération est le 2e actionnaire de ce futur outil de la filière élevage départementale derrière les établissements Guasch (40 %). Les établissements Solère/Sobraquès (10 %), les coopératives COPO et CCVB (13,3 %), l’association des éleveurs indépendants, les chambres consulaires, l’Ascar, la filière aval, les salariés participent aussi au capital. Jean-Paul Alduy salue le soutien « énorme de l’Etat et de l’Europe. L’abattoir de Perpignan est aussi le seul dossier soutenu à cette hauteur par FranceAgrimer. »

15 M€ investis
Pour le vice-président de l’agglo et sénateur, François Calvet, « on est arrivé à un bon compromis au niveau des subventions au regard des 15 M€ d’investissements qui seront réalisés globalement sur le site. » Ce projet transversal, qui verra le jour fin 2014, début 2015, a été initié par les professionnels de la filière, car la délégation de service public de l’abattoir par la Ville s’achève fin 2014. La structure était devenue vétuste et inadaptée. Il a été approuvé par le préfet d’Aquitaine, président de la commission interrégionale des abattoirs. Le projet, gage de sécurité sanitaire, porte sur la construction d’un abattoir de 3 000 m2 (capacité 3 500 tonnes) sur un terrain de 15 000 m2 (coût : 0,98 M€), qui sera doté d’une station d’épuration puissante pour récupérer les effluents de l’abattoir. Ce projet sera accompagné du transfert des activités des sur 5 000 m2 établissements Guasch sur une parcelle adjacente d’une surface équivalente.
Soutenir une filière
« On est là au cœur de nos compétences, notamment économiques, note Jean-Paul Alduy, le président de l’agglomération de Perpignan. Il en va de l’avenir de l’élevage et de celui des entreprises de transformation en aval, de l’économie touristique et enfin de la solidarité avec l’arrière pays. » Et François Calvet de préciser : « Cette filière est importante à préserver pour conserver l’élevage et l’industrie de transformation. C’est aussi dans l’intérêt d’assurer la continuité de la distribution des produits catalans labellisés Rosée des Pyrénées, le Vedell notamment. »
Une enquête publique à venir
S’agissant d’une ICPE, installation classée, le projet fera l’objet dans les semaines qui suivent d’une enquête publique. « Il y a encore une petite inquiétude de l’usine Cémoi voisine sur un possible impact sur la qualité de sa production de chocolat » souligne Jean-Paul Alduy qui attend par ailleurs un rapport d’audit sur l’activité de méthanisation, car la zone gérée par l’agglo suit un projet porté par le groupe Fonroche.
*société coopérative d’intérêt collectif
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