L’Agglo de Perpignan veut ses « grappes d’entreprises »
Le conseil communautaire de Perpignan Méditerranée a accepté à l’unanimité, le 27 septembre, de répondre à l’appel à projet « grappe d’entreprises » lancé par l’Etat. Objectif du dispositif : renforcer la compétitivité des entreprises et dynamiser l’économie locale en s’appuyant sur la logique des réseaux d’entreprises. « Cet appel à projet initié par la Datar doit faciliter le regroupement d’entreprises d’un même secteur d’activité, à l’image des clusters, afin de constituer un vecteur de prospérité tant au niveau national qu’international » explique Romain Grau, élu en charge du développement économique. « Nous avons identifié trois filières : le nautisme, l’aéronautique et le multimédia-communication pour développer ces grappes d’entreprises. Pour cela, il nous faut, avant le 14 octobre, mettre en relation les entreprises intéressées, construire le projet puis le défendre auprès des instances » poursuit-il.
Une grappe autour d'EAS
L’Agglo espère voir se concrétiser une grappe d’entreprises aéronautique autour du spécialiste de la maintenance aéronautique, EAS (CA : 25 M€ , 280 salariés), qui pourrait s’appuyer sur le réseau d’entreprises existantes : Itema, ASR, AéroPyrénées, AéroMaintenance, l’Aéroclub du Roussillon… Du côté du pôle nautique (CA : 40 M€ et 500 emplois), ce sera autour du constructeur de catamarans Catana. L’intercommunalité vient de solliciter une aide Feder (1,9 M€) pour poursuivre l’aménagement du pôle nautique (plateforme, installations de carénage), un plus pour les entreprises du secteur. Enfin, s’agissant de la filière multimédia-communication, l’Agglo, qui souhaite se positionner sur l’économie de la connaissance, a identifié une filière émergente qui pourrait s’articuler autour de l’Institut de développement et d’enseignement multimédia (Idem), basée au Soler. L’Idem a déjà un projet à vocation transfrontalière, auquel sont associées plusieurs entreprises. À moyen terme, après la constitution de la grappe, la création d’une vitrine des savoir-faire pourrait être envisagé sur un site d’environ 11 000 m2 disponible à l’entrée de la commune.










