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Hérault
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Aménagement - Urbanisme
| 25/03/2011

L’agglo de Béziers doit encore s’approprier l’A 75, selon le Cnam

L’autoroute A 75 (Clermont-Ferrand/Béziers), connectée à l’autoroute A9 à hauteur de Béziers depuis juillet 2010, devrait faciliter l’activité économique dans le biterrois, si toutefois le territoire s’empare de cette opportunité, a déclaré Philippe Mallaroni, directeur du Cnam de Millau, jeudi 24 mars à la CCI de Béziers/Saint-Pons, lors d’une rencontre « L’A 75, une artère économique ? », organisée par la CCI et le Lion’s Club de Béziers.

Les hôtels et restaurants du biterrois peuvent s’attendre à une croissance de leur activité du fait du nœud autoroutier, d’après Philippe Mallaroni. « A Millau, lors de la mise en service du viaduc (décembre 2004, NDLR), le CA de deux hôtels situés à proximité a été multiplié par deux, et ce durablement. »
Et, a-t-il rappelé, c’est bien Béziers qui est concernée par l’arrivée de l’A 75 sur les bords de la Méditerranée. « Le véritable branchement s’opère ici, ce qui suppose que de nouvelles habitudes sont à créer. Le branchement avec l’A9 ne s’opère pas à Montpellier, où il n’est vraiment pas facile de passer de l’A750 (Clermont-l’Hérault/Montpellier) à l’A9 ! »
Evoquant les potentialités logistiques de Béziers (où la Sebli va aménager la Zac La Méridienne, au carrefour des autoroutes A9 et A75, NDLR), il a déclaré : « Le territoire biterrois offre un joli nœud de communication : il y a les liaisons aériennes, le transport maritime avec le port de Sète, le transport ferroviaire avec la future LGV Montpellier-Perpignan (encore en projet, NDLR). C’est un ensemble très favorable à l’émergence de plateformes logistiques. Au jour d’aujourd’hui, en effet, pour créer une plateforme logistique, il ne faut pas être dépendant d’un seul mode de transport, mais mettre en avant la multimodalité. C’est l’avenir du transport. »

Jacques Godfrain : « La perspective du TGV Béziers-Barcelone intéresse les Aveyronnais »


Cela dit, les territoires doivent cependant se saisir des opportunités, a précisé Philippe Mallaroni, s’appuyant sur l’exemple malheureux, en Bourgogne, de Laroche-Migennes. « Cette gare avait tous les ingrédients pour se développer, et pourtant il ne s’y est rien passé. C’est, en économie du transport, un cas très intéressant : une infrastructure nouvelle ne crée pas mécaniquement de richesses, elle n’est qu’un facilitateur. Même si, bien sûr, elle libère des potentialités, elle égalise les conditions de concurrence entre les territoires et elle réduit les rugosités d’un territoire. »
Jacques Godfrain (en photo), ancien maire de Millau et ancien ministre de la coopération (gouvernement Juppé), a confirmé la nécessaire dynamique à mettre en place pour accompagner l’arrivée de l’A75 à Béziers. « La perspective d’un TGV Béziers- Barcelone intéresse les Millavois et les Aveyronnais. Aujourd’hui, le TGV s’arrête à Figueras, mais pas pour longtemps. La mise en place de liaisons rapides entre l’Aveyron et Béziers est d’ores et déjà à étudier. Il faut penser au-delà de l’horizon, sinon on reste sur le bord du chemin. »
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