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Pyrénées-Orientales / Région Occitanie
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Transports - Logistique
| 12/09/2017

L’aéroport de Perpignan doit trouver sa place entre l’Occitanie et la Catalogne

L’aéroport de Perpignan représente 5,7% des retombées économiques totales des 10 aéroports d’Occitanie, soit 89,9M€, indique l’étude Bipe/BVA présentée le 12/9 sur la plateforme perpignanaise lors de la réunion de concertation sur la stratégie régionale aéroportuaire. Denis Leluc, directeur de aéroport annonce à cette occasion l’ouverture d’une nouvelle ligne vers Francfort-sur-le-Main (2 vols par semaine) avec Ryanair pour la saison 2018 (début avril et fin octobre). Une annonce de nature à réchauffer le fleuve de chiffres et d’indicateurs liés à l’activité de la plateforme qui doit trouver sa place entre les aéroports voisins de Montpellier, Toulouse et Barcelone. Ainsi, les dépenses des visiteurs aériens représentent 112 M€ dans le département des Pyrénées-Orientales. La commune de Perpignan pèse 65 M€ de retombées annuelles, devant Toulouse, Montpellier, Béziers, Carcassonne. Les fournisseurs de l’aéroport pèsent 430 ETP (43 M€ de CA). 45 M€ de CA sont générés par les entreprises locales et 74 M€ dépensés par les passagers visiteurs en Occitanie. Selon l’étude pour 80 % des entreprises résidentes, l’aéroport a un rôle important pour leur activité. L’aéroport de Perpignan (426 emplois directs), 25e aéroport français, affiche près de 377.000 passagers en 2016 et une croissance annuelle moyenne de 1 %. 25 % du trafic est généré par des flux professionnels, 75 % par des flux personnels. Profils des passagers : 65 % visiteurs, 35 % résidents. Selon leur provenance, les dépenses des visiteurs sont variables de 555 € en moyenne depuis la France et 670 € en moyenne en Europe du Nord.

Didier Codorniou, vice-président de la Région Occitanie animateur de cette concertation, aux côtés de Jacques Cresta, président du Syndicat mixte, d’élus locaux ( CD 66, Ville de Perpignan) et d’acteurs socio-économique (CCI, MP2, entreprises) ont pu apporter leurs premières contributions. Les remarques pour alimenter la concertation ont porté sur la pertinence d’une stratégie sur le fret aéronautique à moyen et long terme, une stratégie de développement d’autres activités connexes à celle aéroport, une liaison avec l’aéroport Charles de Gaulle, la position de Perpignan face aux fuites de passagers vers Gérone et surtout Barcelone,… Denis Leluc confirme que « la plateforme souffre de ne pas être connecté à un hub international. Air France est attentif par rapport à Barcelone et l’évasion des passagers sur d’autres compagnies. Il a conscience de ce besoin à Perpignan et l’étudie ». Il interpelle les acteurs du tourisme sur la capacité de l’aéroport à séduire les amateurs de plaisance avec les yachts basés à Port-Vendres notamment. Il sera suivi de l’intervention d’Hermeline Malherbe, présidente du CD 66 et de l’ADT 66, sur la clientèle liée au thermalisme. Mais, le manque d’une navette entre l’aéroport et la gare de Perpignan pose encore problème ont relevé unanime des acteurs du secteur du tourisme.

Véronique Coll /coll@lalettrem.net
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