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| 5/02/2010

La Ville de Montpellier va voter son budget 2010

Malgré la rivalité aux prochaines élections régionales entre le maire PS, Hélène Mandroux, et le président sortant divers gauche du Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, qui garde de nombreux fidèles au sein de la majorité municipale, le budget 2010 de la Ville de Montpellier sera bien voté, lundi 8 février, a confirmé le maire, lors d’une conférence de presse, vendredi 5 février. Le budget s’élève à 397,8 M€, dont 285,2 M€ en fonctionnement, et 112,6 M€ en investissement. Le montant réel des dépenses d’investissement s’élève à 147,8 M€, dont 52 M€ pour la construction de la nouvelle mairie, et 23 M€ pour le développement des quartiers. Principaux postes de dépense : le développement et le renouvellement urbain (15 %), l’environnement (14 %), la solidarité (13 %), les bâtiments communaux (13 %), l’éducation et la jeunesse (13 %). La commande publique s’élèvera à 128 M€, ce qui représente, selon le maire « 2 500 emplois directs et indirects ».

Fiscalité stable

La fiscalité directe, qui représente 40 % des recettes, reste stable. Hélène Mandroux déplore la diminution des ressources versées par l’État, qui représentera 18,3 % des recettes totales, contre 19,2 % en 2009. « C’est la première fois que la dotation globale de fonctionnement va être indexée sur 50 % de l’inflation prévisionnelle », regrette le maire. Elle note également que « d’après le recensement, Montpellier a gagné 28 000 habitants supplémentaires entre 1999 et 2007. Le simple fait de ne pas avoir pris en compte cette croissance représente une perte cumulée de dotations de 55 M€ ». « La DGF représente 199 € par habitant, soit 28 % de moins que les autres communes de la même strate », renchérit l’adjoint aux finances, Max Lévita.

Le recours à l’emprunt, « modéré », représente 73,6 M€, soit 17,3 % des recettes. Le ratio de capacité de désendettement s’établit à 3,8 ans. Hélène Mandroux insiste sur « la part du personnel dans les dépenses de fonctionnement, qui s’élève à 53,5 %, contre 54,6 % en moyenne pour les villes de la même strate ». Une réponse à Georges Frêche, qui avait critiqué le trop grand nombre d’agents municipaux. 250 agents ont été « déprécarisés » en 2009, sur 3 600. « Dans deux ans, tous les agents en situation précaire auront un véritable statut », affirme le premier adjoint, Serge Fleurence.

« Nous maintenons le bouclier social, avec notamment l’abattement de 15 % sur la valeur locative », rappelle l’adjoint aux finances, Max Lévita. « Nous ne sommes que six villes en France à le faire. Au total, ce bouclier représente 14,4 M€ ».

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