La Ville de Montpellier va voter son budget 2010
Malgré la rivalité aux prochaines élections régionales entre le maire PS, Hélène Mandroux, et le président sortant divers gauche du Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, qui garde de nombreux fidèles au sein de la majorité municipale, le budget 2010 de la Ville de Montpellier sera bien voté, lundi 8 février, a confirmé le maire, lors d’une conférence de presse, vendredi 5 février. Le budget s’élève à 397,8 M€, dont 285,2 M€ en fonctionnement, et 112,6 M€ en investissement. Le montant réel des dépenses d’investissement s’élève à 147,8 M€, dont 52 M€ pour la construction de la nouvelle mairie, et 23 M€ pour le développement des quartiers. Principaux postes de dépense : le développement et le renouvellement urbain (15 %), l’environnement (14 %), la solidarité (13 %), les bâtiments communaux (13 %), l’éducation et la jeunesse (13 %). La commande publique s’élèvera à 128 M€, ce qui représente, selon le maire « 2 500 emplois directs et indirects ».
Fiscalité stable
La fiscalité directe, qui représente 40 % des recettes, reste stable. Hélène Mandroux déplore la diminution des ressources versées par l’État, qui représentera 18,3 % des recettes totales, contre 19,2 % en 2009. « C’est la première fois que la dotation globale de fonctionnement va être indexée sur 50 % de l’inflation prévisionnelle », regrette le maire. Elle note également que « d’après le recensement, Montpellier a gagné 28 000 habitants supplémentaires entre 1999 et 2007. Le simple fait de ne pas avoir pris en compte cette croissance représente une perte cumulée de dotations de 55 M€ ». « La DGF représente 199 € par habitant, soit 28 % de moins que les autres communes de la même strate », renchérit l’adjoint aux finances, Max Lévita.
Le recours à l’emprunt, « modéré », représente 73,6 M€, soit 17,3 % des recettes. Le ratio de capacité de désendettement s’établit à 3,8 ans. Hélène Mandroux insiste sur « la part du personnel dans les dépenses de fonctionnement, qui s’élève à 53,5 %, contre 54,6 % en moyenne pour les villes de la même strate ». Une réponse à Georges Frêche, qui avait critiqué le trop grand nombre d’agents municipaux. 250 agents ont été « déprécarisés » en 2009, sur 3 600. « Dans deux ans, tous les agents en situation précaire auront un véritable statut », affirme le premier adjoint, Serge Fleurence.
« Nous maintenons le bouclier social, avec notamment l’abattement de 15 % sur la valeur locative », rappelle l’adjoint aux finances, Max Lévita. « Nous ne sommes que six villes en France à le faire. Au total, ce bouclier représente 14,4 M€ ».










