À la veille de sa prise de fonction, le nouveau PDG de Bio-UV Group dévoile ses projets de développement
C’est demain, mardi 14 mars, que Laurent-Emmanuel Migeon prend officiellement la suite de Benoit Gillmann à la tête de Bio-UV Group, spécialisé dans la désinfection de l’eau sans produits chimiques (160 salariés, 51,5 M€ de chiffre d’affaires). À la veille de cette prise de fonction, le futur PDG a reçu La Lettre M pour livrer les grands axes de développement du groupe pour les années futures au niveau de ses quatre activités principales : le traitement des eaux industrielles et aquacoles, le marché du récréatif (piscines privées et collectives), le traitement des eaux de ballast dans le maritime et le Reuse. Revue de détail.
Assurer le service après vente
Directeur général délégué de l’entreprise lunelloise depuis 2018, Laurent-Emmanuel Migeon a en tête, pour ce qui est de l'activité “traitement des eaux de ballast dans le maritime“, « de franchir d’ici à deux ans le cap des 1 000 navires équipés par nos solutions, contre 650 actuellement », et de continuer à fidéliser les clients actuels en proposant un service après-vente enrichi. Sur le marché des piscines, le nouveau dirigeant souhaite aller aussi plus loin « en ne proposant plus seulement un produit mais une solution globale, clé en main, comme nous le faisons dans le maritime. » Ceci afin, notamment, d'augmenter la part des revenus récurrents dans le chiffre d’affaires du groupe. Un enjeu de taille pour l’activité historique de Bio-UV Group qui représente 40 % de son chiffre d’affaires. « D’une manière générale, nous souhaitons standardiser un peu plus nos offres, capter davantage de grands comptes dans notre portefeuille client et travailler avec plus de distributeurs. » En conséquence, « nous sommes en cours de réorganisation », poursuit Laurent-Emmanuel Migeon, notamment au niveau de l’équipe commerciale composée d’une vingtaine de personnes : « Nous faisons en sorte d’avoir des spécialistes par filière et par zone géographique, ceci afin de gagner toujours plus en légitimité ».
L'industrie agroalimentaire en ligne de mire
L’activité de Bio-UV Group dans les secteurs de l’aquaculture et l’industrie, représentant chacun 4 M€ de chiffre d’affaires, est aussi appelée à se développer. « La croissance est de 10 % sur ces deux segments quand le marché mondial de l’eau tourne en moyenne autour de 6 %. Nous devons notamment nous développer dans le secteur de l’industrie agroalimentaire », estime Laurent-Emmanuel Migeon. Ces marchés sont en forte croissance et la PME travaille déjà avec des grands comptes comme Nestlé ou Coca-Cola. « Nous avons les bonnes technologies. Là aussi, notre ambition est de proposer une solution plus globale intégrant notamment la filtration préalable, le système de pompage et la désinfection, ce qui simplifierait grandement le travail du client final. » Les premières ventes sont espérées d’ici la fin de l’année.
L'avenir du reUse
Dernier segment - et non des moindres au regard de la sécheresse généralisée qui menace le territoire - la réutilisation de l’eau. Pour le groupe lunellois, ce « reUse » porte des perspectives de développement très conséquentes. Un segment sur lequel l'entreprise a développé une offre « depuis plus de quinze ans déjà, signale le PDG, mais pas en France. Nos équipements sont notamment présents au Maroc pour permettre d’irriguer les golfs de la Maison royale avec de l’eau réutilisée. Nous souhaitons continuer à nous impliquer sur ce segment mais pour cela il faut un assouplissement de la réglementation et une vraie volonté politique. N’oublions pas que moins de 1 % de l’eau en France est réutilisée ! » Impatient de prendre connaissance du Plan Eau promis par le Gouvernement, Bio-UV pourra compter sur son ancien PDG et actionnaire Benoit Gillmann, vice-président du pôle Aqua Valley, qui entend, dans le cadre de ses futures activités, porter la voix du groupe.
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