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Numérique
| 3/09/2025

La start-up biterroise APS lève 700 k€ pour déployer son outil de pilotage d'usine

De gauche à droite : Pascal Roudier (Galapagos innovation), Antoine Bassompierre (Occitanie Angels), Laurent Poisnel et Maxime Morin (APS), Philippe Nahoum, Jean-Paul Alic et Pierre Lecoq (Occitanie Angels), Nicolas Navarro et Camille Perverie (APS) et Lucas Grillard (Sofilaro Innovation)
© APS

Spécialisée dans le développement d’un logiciel de pilotage industriel, la start-up APS annonce le 2 septembre avoir bouclé une levée de 700 k€. L’opération réalisée auprès de Melies Business Angels (Occitanie Angels), de Galapagos Innovation, de Sofilaro Innovation et d’investisseurs privés lui permet de lever 1 M€ supplémentaire par effet de levier. Objectif : financer le déploiement de sa solution baptisée APS Control®. Un outil innovant permettant « de faire évoluer un simple atelier en usine intelligente », précise la start-up implantée à Béziers, qui vient de lancer sa commercialisation.

La finalité ? « Accélérer la transformation de l’industrie vers un modèle plus durable et résilient contribuant à la prospérité des territoires. »

Relancer la dynamique industrielle 
Concrètement, la solution d’APS (pour Agnostic Production Systems) « organise et optimise automatiquement les activités des personnes, des machines et des logiciels dans les usines existantes comme dans les nouvelles. » La technologie développée et brevetée par la start-up a été conçue en collaboration avec le CEA et le Ceris, laboratoire de recherche de l’IMT Mines Alès dans le Gard. « Des modules individuels, spécialisés, sont connectés en fonction des besoins, au service des opérations industrielles : planification et optimisation des flux, pilotage des machines, traçabilité et maîtrise de l’impact environnemental, interface avec tous les logiciels du commerce… », explique la jeune pousse créée et dirigée par Nicolas Navarro. APS cible en priorité un segment « qui a peu bénéficié de la transformation digitale des systèmes de production industrielle », celui des PME et des ETI, soit près de 26 600 entreprises en France. « C’est notre meilleur atout pour relancer une dynamique industrielle positive sur l’ensemble du territoire ainsi qu’en Europe, explique le dirigeant héraultais. Il existe un décalage important entre le besoin d’agilité, de performance et de durabilité des usines et la réalité du terrain. Ainsi, il faut deux ans pour mettre en place un logiciel de gestion de production dans une PMI de 200 personnes, cinq à dix experts mobilisés en interne et 1 M€ de prestations de services ! Nous voulons rendre la digitalisation des opérations industrielles accessible, facile à déployer et sans risque avec une solution plus rapide et moins coûteuse qu’une intégration traditionnelle. » Créée en mai 2023, la start-up emploie vingt salariés.

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net
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