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La société nouvelloise de remorquage acquiert un 2e bateau

La société nouvelloise de remorquage dirigée par Bernard Molina (gérant, SCIC* depuis 2010, 13 actionnaires, 3 salariés) a acquis un 2e bateau remorqueur pour un montant de 1,2 M€, financé avec l’appui du Crédit Maritime. « Il s’agit d’un remorqueur grec d’une capacité de traction de 22 tonnes qu’il a fallu mettre aux normes », indique le directeur, Sylvain Beaugrand, lors d’une visite d’André Viola, président du conseil général de l’Aude, dans le cadre du mois de l’économie sociale et solidaire. « Si le grand port de Port-la-Nouvelle se fait, nous envisagerons d’acheter un autre remorqueur de 22 à 25 tonnes de capacité » poursuit-il. La société possède déjà un remorqueur d’une capacité de 12,5 tonnes et réalise près de 400 remorquages de navires par an. Elle envisage de recruter deux personnes d’ici début 2013. « Un tel bateau nécessite trois équipages de quatre personnes », précise le directeur, qui s’appuie pour l’heure sur du personnel journalier pour assurer un service 24h/24 et 365 jours par an. L’activité de la société ne se limite pas au remorquage. Elle développe en parallèle une activité de formation en lien avec le lycée maritime de Sète, intervient dans la sécurité portuaire et développe des services auprès des villes portuaires et littorales (Gruissan, Leucate, Port-la-Nouvelle), de l’Ifremer,… (une vingtaine de chantiers en 2012). La société impatiente de voir éclore le projet Grand port « espère arriver à conclure une convention de sécurité avec la Région et la CCI pour assurer le service » note le directeur.
« Pays en Bio », une SCIC en gestation
La venue d’André Viola et ses services avait pour but d’analyser la situation de l’économie sociale et solidaire, un thème intégré dans son projet départemental Audevant. Présente, l’Union régionale des Scop (Urscop) a expliqué largement le statut des SCIC, un statut créé en 2002 (la première SCIC a été signée dans l’Aude) en notant la future évolution législative qui pourrait entrer en vigueur mi-2013 (création en SCIC sans salarié dès le départ, abandon du quota de 20 % dans le capital de la SCIC des collectivités territoriales). Cette visite a permis à l’élu audois de partager l’expérience d’autres Scic audoises comme la BGE Ouest Audois (accompagnement des créateurs d’entreprise), qui est passée de 3 à 5 salariés en ouvrant un bureau à Limoux, la plateforme de réservation de voyages (réceptif) sudfrance.fr qui emploie 15 salariés et Pays en Bio, un projet de magasin Bio à Castelnaudary en gestation.
Le ministre de l’Économie sociale et solidaire attendu dans l’Aude
André Viola a rappelé le concours lancé par son institution, « Innovation sociale et dynamiques territoriales », visant à faire émerger des projets innovants créant des liens entre l’économie conventionnelle et l’économie sociale et solidaire. « Le dépôt des candidatures est possible jusqu’au 30 novembre. Trois prix de 20 000 € chacun seront remis et probablement ils d’un accompagnement spécifique. Ces prix seront remis le 28 janvier en présence de Benoît Hamon, ministre de l’Économie sociale et solidaire présent dans l’Aude ce jour là », annonce le président du conseil général de l’Aude.
* SCIC : société coopérative d’intérêt collectif










