Languedoc-Roussillon
Transports - Logistique
La SNCF et RFF se préparent au cadencement du trafic

Les opérateurs ferroviaires et la Fnaut (fédération nationale des associations d’usagers de transports) ont annoncé jeudi 27 janvier à la direction régionale de la SNCF à Montpellier la mise en place fin 2011 du cadencement des horaires des trains.
Ce cadencement général devrait être acté fin mars, début avril. Il consiste en une répétitivité des horaires, afin de rendre ces derniers plus lisibles.
Il n’entraînera pas de capacité de transport supplémentaire à l’échelle des TER, a indiqué Jésus Sanchez, directeur délégué TER L.-R. à la SNCF. Ce dernier prévoit en revanche un nécessaire renforcement du parc TER (à la charge de la Région L.-R., NDLR). « Si l’évolution du trafic suit la courbe de la démographie, ne serait-ce qu’a minima, il y aura dans quelques années le besoin d’acheter du matériel encore plus capacitaire (des trains à deux étages) que celui qu’on a aujourd’hui. » Pourquoi ne pas l’avoir fait avant ? « Il y a quelques années, ce matériel n’existait pas sur le marché. Ils commencent à être commandés par des Régions depuis environ un an. »
La ponctualité, priorité absolue
Jean Ghedira, directeur régional de la SNCF, a rappelé les trois priorités pour les clients par ordre d’importance : « La régularité des trains, le confort et l’information aux voyageurs. Neuf TER sur dix arrivent à l’heure. On a gagné dix points ! Ce qui nous pénalise le plus dans les retards, c’est les causes externes : intempéries, incendies, suicides, vol de câbles. On a peu de prises sur ces événements. On peut essayer de diminuer les probabilités de survenance, par exemple en menant des actions de débroussaillage. »
Eric Boisseau, délégué régional de la Fnaut, constate un retard de la région L.-R. en matière de fréquentation des TER : « Il y a 22 000 passagers quotidiens du TER en L.-R. Rapporté au nombre d’habitants, cela fait cinq fois plus d’utilisateurs qu’en Alsace. Notre priorité, c’est la ponctualité, parce que c’est ce qui conditionne le report modal (que les gens préfèrent le train à la voiture, ndlr). Viendra ensuite l’augmentation de l’offre. Mais on ne peut pas, avec nos interlocuteurs (SNCF et Région L.-R.), couvrir tous les sujets simultanément. »
Eric Boisseau, délégué régional de la Fnaut, constate un retard de la région L.-R. en matière de fréquentation des TER : « Il y a 22 000 passagers quotidiens du TER en L.-R. Rapporté au nombre d’habitants, cela fait cinq fois plus d’utilisateurs qu’en Alsace. Notre priorité, c’est la ponctualité, parce que c’est ce qui conditionne le report modal (que les gens préfèrent le train à la voiture, ndlr). Viendra ensuite l’augmentation de l’offre. Mais on ne peut pas, avec nos interlocuteurs (SNCF et Région L.-R.), couvrir tous les sujets simultanément. »
« Les trains être à l’heure le matin, c’est impératif, a-t-il poursuivi. Nous observons une forte amélioration de la ponctualité des trains depuis mi-décembre. La question est : la SNCF va-t-elle pouvoir tenir ce niveau de qualité ? »
Un "Monsieur lignes sensibles"
Après que la SNCF a identifié l’axe Nîmes-Perpignan comme l’un de ses douze chantiers prioritaires en termes de qualité de service, Jean Ghedira a annoncé la nomination de Philippe Vernay au poste de « Monsieur Lignes sensibles ». Cette mission régionale concerne tous les types de transports SNCF (TER, Teoz, TGV). Agé de 46 ans, Philippe Vernay est (et reste) responsable Qualité au sein de direction déléguée TER L.-R.
Les études pour améliorer le service entre Nîmes et Montpellier sont lancées, a assuré Jean Ghedira. Une porte sur les points sensibles, en termes d’infrastructure, à améliorer entre Nîmes et Narbonne ; une sur l’amélioration de la régularité des TGV Sud-Est ; la dernière, confiée à Jésus Sanchez, sur l’amélioration de la performance des TER.










