La Satt AxLR signe trois contrats dans la santé
En l’espace de quelques semaines, la société d’accélération du transfert de technologies (Satt) AxLR (70 salariés) annonce la signature de trois contrats. Deux portent sur le développement et l’exploitation commerciale de la technologie NKab, ciblant certains cancers. Ces contrats lient la Satt avec la biotech MedXCell Nkar, incubée par l’Institut de médecine régénérative et biothérapie (IRMB) du CHU Saint-Eloi à Montpellier, et fondée par le groupe franco-suisse MedXCell. Quasiment dans le même temps, la Satt signe un contrat de licence avec Bionomeex qui développe une solution d’intelligence artificielle dans le domaine de la microscopie.
50 % pour la santé
La Satt soutient environ dix entreprises par an, pour un budget annuel de 10 M€. 50 % de ce budget est dédié au secteur de la santé. La crise sanitaire et les besoins qu’elle a créés ont d’ailleurs entraîné une forte mobilisation de la Satt qui a travaillé sur de nouvelles thérapies et outils de diagnostic. « Nous étions en lien étroit avec les ministères et le gouvernement durant cette période pour trouver des solutions. Une technique de séquençage haut débit a été mise au point pour faire un million de tests par semaine en France. Montpellier a proposé une solution qui est encore “sous le coude“ des décideurs, de l’État, pour éventuellement augmenter les capacités si nécessaire », explique Philippe Nérin, président de la Satt AxLR, à La Lettre M.
Pour arriver à ce résultat, la Satt AxLR a apporté des financements et soutenu l’entreprise de bio-informatique montpelliéraine SeqOne (10 salariés). La Satt AxLR a par ailleurs lancé trois études visant à développer un traitement anti-viral contre la Covid-19. « Sur ces trois thérapies innovantes, une fonctionne très bien. Nous y avons travaillé avec des laboratoires et l’université de Montpellier. Nous essayons d’accélération la validation de ces thérapies pour une mise sur le marché à terme. »
Renforcer l'écosystème local
Au-delà de la santé, la Satt consacre 30 % de son action aux sciences de l’ingénieur (robotique, micro-électroniques…), 10 % à l’agronomie, l’agriculture et l’environnement et 10 % à la chimie. La feuille de route de Philippe Nérin ? « Il faut que l’action de la Satt, qui existe depuis huit ans, se poursuivre dans les dix prochaines années. Nous intervenons très en amont (dans la vie des entreprises) et cet effort doit être soutenu pour que notre tissu d’entreprise puisse se renforcer. Nous avons mis 50 ans à désindustrialiser la France, il en faudra autant pour la réindustrialiser. » À ce jour, la Satt AxLR a suivi 80 entreprises ayant entraîné la création de 600 emplois. La durée de cet accompagnement oscille entre deux et cinq ans.










