La Région vote un budget 2010 de 1,1 Md€
La Région votera vendredi 18 décembre son dernier budget primitif avant les élections régionales de mars prochain. Il s’élèvera à 1,104 Md€, en hausse de 20 M€ par rapport au budget 2009. Les premiers postes de dépenses restent les transports et les communications (226,2 M€, soit 24,8 % du budget), les lycées (224,5 M€, soit 24,6 % du budget) et la formation professionnelle (210,8 M€, soit 23,1 % du budget). Les plus fortes hausses par rapport au budget précédant concernent l’économie rurale et littorale (+ 15,3 %), le sport (+ 8,8 %) et la santé (+ 8,4 %). Le budget consacré à l’économie régionale bénéficie d’une hausse de 8 %, avec 354,7 M€, dont 49,4 M€ consacrés aux entreprises (+ 8,1 %). Autres budgets en hausse : les transports et communications, l’environnement, et la culture et le patrimoine.
Un seul poste, celui des lycées (224,5 M€) enregistre une baisse de 6 %. « C’est la première fois que ce budget baisse depuis cinq ans, a expliqué Georges Frêche, lors d’une conférence de presse jeudi 17 décembre. Sur huit lycées neufs, nous en avons fait cinq. Il nous en reste trois, plus un quatrième lancé en cours de mandat. Nous aurons achevé ce programme en 2012, avec deux ans de retard. Idem pour la rénovation des lycées : « Sur 70 lycées à réhabiliter, 56 sont terminés, 14 sont en cours. Ce sera achevé en 2011 ». Sur le prochain mandat, s’il est réélu, Georges Frêche prévoit de baisser la part des investissements dédiés aux lycées pour le consacrer à d’autres priorités : « le tourisme, l’agriculture, l’université et la recherche »
Grands projets
Le budget 2010 voit plusieurs grands projets monter en puissance : 18,8 M€ seront consacrés aux ports, 12,6 M€ aux parcs régionaux d’activités économiques, 10,8 M€ au haut débit, 6,4 M€ à Aqua Domitia, 2,7 M€ au projet Campus. Par ailleurs, les politiques d’aide à l’agriculture et à la viticulture bénéficient d’une hausse de 15 %. Le budget 2010 sera également marqué par le projet de réforme des collectivités locales, qui « perdra une part du dynamisme de ses bases », selon le directeur général adjoint en charge des finances de la Région, Thierry Camuzat. Georges Frêche affirme néanmoins que la Région pourra poursuivre ses politiques « en bénéficiant de la baisse de certains de ses crédits », notamment ceux consacrés aux lycées, en « poursuivant les synergies indispensables » (renégociation du contrat de projets État/Région en 2010, nouveaux contrats territoriaux, nouveaux contrats de filières), et en « poursuivant l’optimisation de ses ressources ».
La gestion de la dette et de la trésorerie permettrait d’économiser 1 M€ par an, le crédit-bail engagé pour l’achat des TER représenterait une économie de 12 M€ sur 130 M€, le PPP pour le haut débit une économie de 10 M€ sur l’offre initale, et la convention de financement avec la Caisse des dépôts une économie de 20 M€ de frais financiers.
Prêt à « dépenser moins »
Tout en vilipendant « la complicité » du chef de l’État « avec les grosses boîtes », Georges Frêche s’est de nouveau félicité de la réforme de la TP. « Que les PME et TPE soient assez largement exemptées de la taxe professionnelle, c’est une bonne mesure. Ça réduit nos disponibilités à l’Agglo de Montpellier, plus qu’à la Région. Et bien on dépensera moins ! Moi ce qui m’intéresse c’est l’intérêt du pays, quel que soit l’intérêt de l’Agglo ou de la Région Languedoc-Roussillon. Je suis un homme politique français. (…) Bien sûr, Sarkozy transfère l’effort sur les collectivités locales. Mais il faut que les collectivités locales dépensent moins ! La Région et l’Agglo dépenseront moins ! On n’en mourra pas ! En faisant cela, nous servirons l’intérêt supérieur du pays. »










