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Languedoc-Roussillon
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Viticulture
| 25/04/2012

La Région L.-R. tisse un réseau hydraulique secondaire pour améliorer sa production viticole

Christian Bourquin, président de la Région L.-R., a déclaré mercredi 25 avril, lors d’un point presse à Montpellier, avoir obtenu 6 M€ de Bruxelles pour financer, avec en partie les fonds européens, la création et l’extension de réseaux secondaires d’irrigation pour la viticulture.
Le coût total des travaux à lancer d’ici à fin 2013 s’élève à 15 M€. Ces travaux s'ajoutent au projet Aqua Domitia. Les autres financeurs sont la Région L.-R., les Départements et les viticulteurs eux-mêmes, réunis à travers des Asa (association syndicale autorisée).
« Environ dix projets vont être lancés dans les deux ans à venir, concernant environ 3 000 hectares. Ces projets vont permettre d’amener l’eau là où il n’y en a pas. Nous languissons d’inaugurer ces réseaux secondaires, et c’est autant d’argent qui ne repartira à Bruxelles ! Il a fallu être persuasifs : nous avons encore l’image du Midi qui fait pousser de la vigne. Or, notre axe, aujourd’hui, c’est le rendement et la qualité du vin. On ne demande rien de plus que d’avoir les mêmes chances pour réussir que les vins produits hors Europe. »
Les deux premiers projets identifiés concernent les vignerons de Roquebrun (avec l’eau de l’Orb) et ceux d’Ensérune (avec l’eau d’Aqua Domitia).

Se placer pour les fonds européens 2014-2020

La Région L.-R. poursuit deux objectifs à travers cette démarche. « Démontrer notre performance, notamment en réduisant le gaspillage de l’eau grâce à des réseaux moderne, pour obtenir des crédits européens sur la période 2014-2020 ; arriver à une production uniforme, pour booster l’export. Il faut améliorer notre balance commerciale à partir de l’agroalimentaire, et notamment le vin. »
Pour Guy Giva, président de la chambre régionale d’agriculture, « ce feu vert de Bruxelles est un grand jour. Le monde agricole souffre de sécheresse. Le stress hydrique sur la vigne provoque une crise des rendements, au-delà de la crise des prix. Avec moins d’eau, on va irriguer plus d’hectares. Ces zones témoins serviront à d’autres projets à l’avenir. C’est un pas en avant vers la reconnaissance de l’agriculture méditerranéenne. Pour rester sur du qualitatif, on n’augmentera pas la production au-delà de 20 %. Il y a une réalité agronomique ! Il s’agit surtout de rendre la production homogène et sécurisée. »
Côté export, Guy Giva liste trois raisons d’espérer. « La balance commerciale est excédentaire sur la viticulture bien sûr, mais aussi avec les céréales - blé dur part de Port-la-Nouvelle vers les pays du Maghreb -, et l’élevage (trafic de bétail en forte augmentation à partir du du port de Sète). »

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